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Suivi de près

Suivi de près

Un peu moins de six mois. C’est long c’est court. C’est le temps imparti à l’intérimaire d’Iavoloha d’assumer les affaires courantes à la présidence de la République  en attendant que celui ou celle qui sera nanti d’une onction populaire prenne le relais. Ce délai semble très long pour certains car cette période de « flottement » est propice à toute sorte de dérive et que l’ancien régime, disposant encore de la mainmise sur les appareils de l’Etat, pourra encore user des prérogatives de puissance publique.

Le fait est que le Chef de l’Etat n’est autre que  l’ancien numéro un du parti au pouvoir. Ses actions seront d’ailleurs scrutées de près par les observateurs avertis de la vie politique car, en dépit de l’avis de la haute cour constitutionnelle (HCC) sur les contours de l’attribution de l’intérim, les dérives ne sont pas à écarter.

Selon les juges constitutionnels d’ailleurs, parmi les  attributions présidentielles courantes figurent  les affaires constituant la poursuite normale d’une procédure régulièrement engagée avant la démission du président de la République, et toute affaire dont l’importance dépasse celle des affaires de gestion journalière.

Toutefois, le délai de six mois pourrait ainsi paraître trop court pour le  Chef de l’Etat par intérim car il n’aura pas le temps de  savourer le fauteuil présidentiel, une fois que le vrai maître de céans est élu. Mais c’est aussi cela le prix à payer de ne pas être un élu. Car la légitimité, populaire ou pas, a ses limites. C’est pour cela que la bourde du service de communication de la présidence sur le titre de l’actuel Chef de l’Etat intérimaire s’est mal passée auprès de l’opinion. En effet,  lorsqu’on est à Iavoloha, tout n’est pas forcément permis.

Rakoto

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