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Gabegie dans le transport urbain: le Vice- président de l’UCTU démissionne

Gabegie dans le transport urbain: le Vice- président de l’UCTU démissionne

La divergence de points de vue entre les responsables de l’Union des coopératives des transporteurs urbains (UCTU) s’étale au grand jour. Ayant constaté un énième irrespect flagrant du règlement intérieur, notamment en termes de prise de décisions, son Vice-président, Jean Louis Emile Rakotonirina, a démissionné de son poste.

Il fallait s’y attendre. Le désaccord entre les deux premiers responsables de l’UCTU, à savoir son Président et son Vice-président n’a pas tardé à s’éclater. Ce dernier, en la personne de Jean Louis Emile Rakotonirina, ne supportant pas les laisser-aller au sein de cette plateforme de coopératives des transporteurs desservant les lignes urbaines, a renoncé à son poste de Vice-président, selon une déclaration qu’il a faite hier. Il dénonce l’irrespect du règlement intérieur, principalement dans la prise de décisions.

«Chose à laquelle le président en exercice, Lova Randrianantoandro ne manifeste aucun reproche, alors que cela ne manque pas de créer un sérieux bouleversement dans le métier, étant donné que des décisions illégales sont prises par certaines coopératives», a-t-il fait valoir. Consulté sur le sujet, le numéro un de l’UCTU a déclaré hier n’avoir reçu aucune lettre de démission de la part de celui-ci.

Parmi ces décisions illégales figure l’application de la hausse des tickets de bus à 500 ariary, qui n’est pas décidée à l’unanimité par l’ensemble des 54 coopératives regroupées au sein de l’UCTU. «Au moins, la moitié des membres de la plateforme lors d’une Assemblée générale (AG) aurait dû être présente avant de prendre une telle décision. Alors que ce n’était pas le cas le 28 août dernier. Certaines coopératives ont décidé de réviser les tarifs de transport à 500 ariary», a dénoncé notre source.

Toujours est-il que «48 des 54 coopératives ont répondu présentes à cette réunion. Cependant, 13 coopératives ont été représentées par des personnes non décisionnaires, voire des individus qui ne font même pas partie des membres. Or, la réunion a quand même eu lieu.  Les décisions prises ce jour-là ne devraient pas entrer en vigueur, mais ce n’était pas le cas».

Frais unique à 400 ariary

Le Vice-président de l’ UCTU démissionnaire n’avait de cesse de réitérer que «la révision des frais de bus à 500 ariary ne constitue guère la solution idoine relative à l’augmentation des prix du carburant. Quoi qu’on fasse, ce sont les chauffeurs et receveurs des taxis-be qui sortent gagnants avec cette option, au détriment des opérateurs et des usagers. On peut considérer les intérêts de tous, en appliquant les frais uniques à 400 ariary,  que ce soit pour un ou plusieurs arrêts».

Suivant cette logique, qui permet de ne pas trop alourdir les charges des passagers, la coopérative Tselatra, que Jean Louis Emile Rakotonirina continue de présider, roule avec un frais unique de 400 ariary. Face à la gabegie au sein  de l’ UCTU qu’il a pointée du doigt, ce dernier a manifesté son intention de faire quitter Tselatra de cette plateforme. Mais, la décision y afférente ne requiert pas uniquement de sa compétence. «Laquelle devrait être prise lors d’une AG des membres», a-t-il lancé.

Fahranarison

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