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Candidats contre la tenue de la présidentielle: disqualification d’office méritée

Candidats contre la tenue de la présidentielle: disqualification d’office méritée

La campagne électorale débutera le 8 octobre prochain. Maintenant que les dés sont jetés, les candidats qui s’opposent à cette date devraient être disqualifiés d’office.

Une logique imparable.  Est-il légitime d’être candidat à l’élection et de s’opposer en même temps à sa tenue ?  A priori, il s’agit là d’une question rhétorique car il est irrationnel que des candidats à la présidentielle demandent une nouvelle Transition par peur d’affronter le verdict des urnes.

C’est le cas des huit candidats pourtant validés par la Haute cour constitutionnelle (HCC) dans sa décision du 22 août, relative à la liste définitive des candidats au premier tour de l’élection présidentielle. Il s’agit de Tabera Randriamanantsoa, Arlette Ramaroson, Joseph Randriamampionona dit Dadafara, Jean Max Rakotomamonjy, Olivier Mahafaly Solonandrasana, Emma Rasolovoahangy, Eliana Bezaza et de Didier Ratsiraka. Lors d’une rencontre avec la presse, ce dernier a  déclaré qu’il est apparu nécessaire de reporter la date des élections.

Sur le point de non retour

Et malgré le tam-tam mené sur l’idée de reporter ou d’annuler les élections, la population ne semble pas intéressé et encore moins les partenaires techniques et financiers.  Ces derniers, par le biais de la Mission d’évaluation de la délégation africaine conduite par  Ramtane Lamamra, suivent d’ailleurs de près l’évolution de la situation politique dans le pays.

«Nous avons bon espoir et sommes très optimistes que d’ici janvier prochain, Madagascar aura apporté à notre continent un acquis démocratique précieux», a précisé cette personnalité hier après sa rencontre avec le Chef de l’Etat par intérim.

Quoi qu’il en soit,  même si aucun candidat retenu pour la présidentielle n’a encore saisi la HCC jusqu’ici, ces 8 susmentionnés devraient être disqualifiées de la course à la magistrature suprême du 7 novembre. A entendre leur argument, en effet, le moment n’est pas encore propice car il faut encore remettre les choses à plat. Sauf que les principaux candidats à la présidentielle dont le Chef de l’Etat démissionnaire ont balayé d’un revers de la main ce raisonnement boiteux, pour se concentrer à la campagne électorale. Celle-ci est censée  se dérouler du 8 octobre au 6 novembre prochain.

A priori donc, les candidats qui s’opposent à la tenue de cette élection, dont l’ancien président de la République Didier Ratsiraka, ne devraient pas participer à cette campagne au risque de se décrédibiliser encore plus auprès de l’opinion.

Rakoto

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