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Aéroport d’Ivato: les agents de l’Etat réclament le contrôle mixte

Aéroport d’Ivato: les agents de l’Etat réclament le contrôle mixte

Les agents de l’Etat, à l’instar des douaniers, des gendarmes, de la police de l’air et des frontières (Paf) ainsi que des polices forestières ont unir leur voix pour réclamer le retour du contrôle mixte au niveau de la sécurité portuaire, pour plus d’efficacité.  

Ces agents de l’Etat ont effectivement mis en doute l’efficacité, lorsqu’elles opèrent seules, des sociétés privées quant à la lutte contre les exportations illicites de nos ressources naturelles. Ce fut en marge de la descente du MEEF et de sa délégation, samedi dernier, pour voir in situ le circuit de la sécurité portuaire d’Ivato.

Selon leurs dires, les scanners utilisés par ces sociétés ne détectent que les métaux et les explosifs. «D’autant que lors des derniers événements, si je ne cite que de la dernière arrestation relative à un trafic, ce sont des éléments de ces sociétés privées qui ont été appréhendés. Comme ils collaborent avec nous, ils connaissent ainsi tous les stratégies et dispositifs pris», a fait savoir le chef de service de la Paf, le commissaire Lebiria Rufin Tolotsara.

De leur côté, les gendarmes se sont plaints de la lourdeur administrative pour l’acquisition d’une vidéo de la camera de surveillance gérée par une des sociétés pour les besoins d’une enquête. Quant aux polices forestières,  faisant suite aux nouvelles dispositions prises, elles déplorent l’absence de leur visibilité aux contrôles. Leurs bureaux étant cachés derrière des panneaux actuellement, si auparavant passagers et bagages défilent devant elles.

A titre de rappel, l’Etat avait introduit les sociétés privées à la sûreté aéroportuaire en février 2016, afin de mettre en exergue la responsabilité de chaque entité intervenant dans le circuit de contrôle des passagers et des bagages.

Scanner biologique

A la suite de sa visite aux différents circuits de la sécurité portuaire d’Ivato, le MEFF, Guillaume Venance Randriatefiarison, a promis, entre autres, la donation d’un scanner biologique. Cela afin de renforcer la détection des trafics de drogues et de nos espèces endémiques.

«Lors de cette descente, on a effectivement constaté une carence en matériel de détection biologique. Ce qui nous a amené à prendre cette décision», a-t-i indiqué.

A noter que Madagascar participera à la conférence de Londres au mois d’octobre, toujours dans le cadre du renforcement de la lutte contre les exportations illicites des ressources naturelles.

Sera R.

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