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Libère après 48h: Etienne de l’AV7 raconte son calvaire

Libère après 48h: Etienne de l’AV7 raconte son calvaire

Etienne Andriamahefarisoa a été libéré hier matin. C’est dans un témoignage vidéo qu’il raconte ce qu’il a subi.

Fin du calvaire pour le président national de l’association des victimes du 7 février (AV7). Enlevé puis introuvable depuis vendredi dernier, il vient d’être libéré. Dans une vidéo où Etienne Andriamahefarisoa apparaît visiblement fatigué portant une barbe  depuis quelques jours, il raconte son calvaire.

« Après mon enlèvement, j’ai été emmené dans une voiture et nous avons roulé durant plusieurs heures. J’ai été plongé dans l’obscurité et je ne pouvais rien voir

car on m’a cagoulé. J’ai été conduit dans une maison où j’ai supplié mes assaillants de téléphoner à ma femme pour lui dire que je suis en vie. Puis nous sommes repartis. Nous étions arrivés dans une autre maison. Et j’ai encore pu appeler grâce au téléphone qu’ils ont laissé sur place. Ils m’ont demandé la nature des documents que j’ai en ma possession. Je leur ai dit qu’il s’agissait de documents relevant de notre dédommagement. Mais ils ont continué à me poser des questions et à m’agresser ».

« Le lendemain, il était environ 10 h, mes ravisseurs m’ont emmené dehors et m’ont relâché. Je n’avais pas le droit de regarder derrière moi. Ce n’est qu’après que j’ai su que j’étais à Fianarantsoa. J’ai rejoint donc le stationnement et j’ai pris un billet pour retourner à Antananarivo », a déclaré Etienne Andriamahefarisoa.

Aucun détail de son enlèvement

Le président de l’AV7 n’a pas donné plus de détails sur l’identité de ses kidnappeurs ou encore le mobile de cet acte odieux. En tout, les évènements précédant cet enlèvement portent à croire qu’il y a un dessous politique. Il faut rappeler que des témoignages ont fait état d’une altercation entre un personnage proche de la présidence et lui.

La  cause de cette discorde est qu’Etienne Andriamahefarisoa aurait refusé de verser dans des pratiques malhonnêtes qui lui ont été dictées. Ce dernier pourrait être considéré comme un perturbateur.

« Vendredi matin, une femme prétendant être un membre de l’AV7 m’a appelé disant qu’elle avait une chose importante à me dire. Je lui ai dit de me rejoindre sur la route digue car je me dirigeais au stationnement. Je l’ai attendu et elle est arrivée dans une voiture fourgon avec une porte coulissante. Alors que nous étions en conversation, deux hommes surgissant dans le fourgon m’ont poussé à l’intérieur. C’est la dernière chose dont je me suis souvenu », a-t-il conclu.

Rakoto

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