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Coopérative tselatra: une quarantaine de chauffeurs et receveurs licenciés

Coopérative tselatra: une quarantaine de chauffeurs et receveurs licenciés

Le non respect du cahier des charges et de la discipline ne reste pas impuni au sein de la coopérative de transporteur Tselatra. Des mesures strictes, allant jusqu’au licenciement, sont appliquées à l’encontre des chauffeurs et receveurs de taxi-be qui passent outre les consignes imposées.

Tolérance zéro à la non application des règles régissant le métier. C’est notamment le cas au sein de la Coopérative Tselatra, regroupant les lignes 146,178, 147, 147 D et 147 bis. En fait, outre les lois stipulées clairement dans le cahier des charges, d’autres règles ont également été élaborées par cette coopérative et tous les agents doivent les appliquer à la lettre.

« En dépit de ces mesures, des débordements sont constatés, lors des contrôles inopinées des taxis-be », a fait savoir hier, le président de cette Coopérative, Jean Louis Emile Rakotonirina, joint au téléphone.

D’après notre source, « des chauffeurs et receveurs tentent encore d’imposer leurs lois. Parmi les infractions les plus fréquentes figurent notamment le détour en cours de route, le refus de passer dans certains arrêts, le transfert de passagers à une autre ligne, le vol de versement ou de carburant ou encore le triage de passagers en fonction de leur objectif…»,  C’est d’ailleurs le quotidien de la majorité des usagers, qui n’ont d’autres choix que de se plier à leurs exigences.

Et, de telles conduites inacceptables sont passibles d’une sanction qui peut aller jusqu’au renvoi des agents fautifs pris en flagrant délit. Sur ce, « Une quarantaine de chauffeurs et de receveurs de bus de ces lignes ont été renvoyés depuis janvier », a indiqué le numéro un de Tselatra.

Mécontentement

Les principaux concernés ont réagit. Ils ont organisé une grève pour manifester leur mécontentement, samedi devant le siège de la Coopérative Tselatra à Ampasapito. Ils ont revendiqué la démission des responsables, dont le responsable de la discipline, qu’ils qualifient de dictateur.

En sus, les chauffeurs et receveurs de taxis-be des lignes précitées exigent l’annulation de l’obligation relative au port de tenue durant l’exercice de leur métier, la résiliation de la décision prise lors de l’assemblée générale des membres de la Coopérative le  1er septembre sur l’application du frais unique à 400 ariary ou encore l’annulation des mesures de licenciement…

« Certaines de leurs exigences ont été acceptées, notamment le remplacement du responsable de la discipline ou encore l’annonce officielle du tarif de participation », dixit Jean Louis Emile Rakotonirina. Les responsables n’ont donné aucune suite favorable aux autres requêtes, qui vont nuire à la qualité de service des transporteurs.

« Le port d’une tenue au travail reste en vigueur, étant donné que ceci est inscrit dans le cahier des charges, par contre, l’inscription du nom de la Coopérative sur la tenue en question a été annulée », a-t-il ajouté. Notons qu’à cause de cet incident, le transport a été perturbé durant la journée d’avant-hier, mais la situation est rétablie depuis hier.

Fahranarison

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