Flash
Préc Suiv

Boeny: bras-de-fer entre commune et bajaj

Boeny: bras-de-fer entre commune et bajaj

Risques de tensions sociales dans la ville de Mahajanga, suite aux réactions négatives envisagées par l’association des taxis motos tricycles, qui a convoqué ses membres, à proximité de l’Hôtel de ville, cet après-midi. L’opposition à la règlementation de ses activités figure au menu de la rencontre.

Des opérateurs transporteurs exploitant des taxis motos tricycles, communément désignés sous l’appelation de «bajaj», se préparent à contrer les dispositifs mis en place par la Commune urbaine de Mahajanga, pour règlementer leurs activités dans la Cité des Fleurs.

Les meneurs du mouvement de contestations ont appelé à un grand rassemblement à proximité de l’Hôtel de ville, ce jour, en début d’après-midi, pour préparer leurs contre-attaques, suite à l’application de l’arrêté communal publié le 8 février 2017, fixant des limites à leurs lieux et horaires de travail. Les propriétaires de bajaj sensibilisent ainsi les adeptes de ce mode de transport pour qualilfier ces mesures d’arbitraires, en se basant sur un jugement rendu par le tribunal administratif de Mahajanga en 2015.

Ces dispositions contestées ont pourtant été prises à l’issue d’une concertation sur la régulation de la circulation, entre la commune et les responsables du transport terrestre de la ville, au mois de juin dernier. Le cas des bajaj a été particulièrement abordé au cours de la réunion, vu la fréquence des accidents provoqués par ces tricycles à moteur, mais aussi l’encombrement de la circulation résultant de leur prolifération.

Dans la même foulée, la Commune urbaine de Mahajanga a soulevé l’existence de bajaj exerçant des activités de transport irrégulier dans sa circonscription, obligeant le service des impôts à publier une note, mentionnant que l’obtention d’une patente est conditionnée par la délivrance d’une licence d’exploitation par la commune. Les concernés ont d’ailleurs été notifiés de régulariser leur situation administrative jusqu’au 31 juillet 2018, selon nos sources auprès de la Commune urbaine de Mahajanga.

Un autre bras-de-fer pointe alors de nouveau dans les relations de la commune et des transporteurs de voyageurs en tricycles motorisés.

Manou

Les commentaires sont fermées.