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Recueil politique: Toavina R. s’interroge sur l’engagement citoyen

Recueil politique: Toavina R. s’interroge sur l’engagement citoyen

A quelques mois de la présidentielle, Toavina Ralambomahay appelle à la réflexion.

«Pourquoi les citoyens malgaches ne s’engagent-ils pas en politique» ? C’est le titre du recueil signé par Toavina Ralambomahay. A travers ce recueil de 65 pages avec en préface le point de vue de l’activiste Mbolatiana Raveloarimisa, cet enseignant et non moins politicien du côté de l’opposition «officielle», car il y a une opposition «non officielle», a-t-il déclaré plusieurs fois dans ses déclarations, argumente les raisons de cette réticence. Force est de constater que les citoyens en tant que faiseurs d’opinion n’hésitent pas à apporter des critiques ferventes, mais sans aller  plus loin.

Pour Toavina Ralambomahay, les raisons sont multiples. La pratique politique à Madagascar est la première évoquée. Une pratique caractérisée par le retournement de veste et d’idéaux. L’homme qu’il faut, à la place qu’il faut, un principe mettant en valeur les compétences des responsables, n’a jamais été appliqué au pays et c’est l’une des raisons qui poussent les Malgaches à pointer du doigt la pratique politicienne à Madagascar.

Le rôle de la communauté internationale et des bailleurs de fonds qui favorisent consciemment ou non la dépolitisation au niveau des différents secteurs, des syndicats, des organismes de la société civile, est remis en question.

Le recrutement au sein des institutions politiques comme la HCDDED, la CNIDH ou la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) exige un candidat qui n’appartient à aucun parti. «Vu l’éducation malgache, cela n’a rien de choquant, or c’est de la  discrimination pure et simple», a indiqué l’auteur.

Il remet en question également l’interdiction aux ministres de faire campagne. «Ce qui est incroyable», s’est-il insurgé: «La lutte n’est pas d’empêcher les hommes politiques de faire leur métier mais d’être vigilant sur l’utilisation des ressources étatiques. Ici, la Constitution avec l’onction des électeurs a choisi la facilité».

En tant qu’ancien journaliste, il défend ainsi la liberté d’information, de commentaire et de critique. «C’est juste le commentaire qui est l’engagement», a-t-il conclu.

 

Recueillis par Nadia

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