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Le supplice de Tantale

Le supplice de Tantale

16 candidats de dernière minute veulent empêcher plus de 9 000 000 d’électeurs de se rendre aux urnes le 7 novembre. La toute dernière idée subversive trouvée par le régime pour pouvoir tourner le dos à l’élection et par-dessus tout, rester le plus longtemps possible au pouvoir. C’est clair comme de l’eau de roche.

D’ailleurs, l’opinion publique s’attend encore à d’autres formules magiques et inimaginables jusqu’au 7 septembre, date fatidique relative à la démission du président de la République. Et même jusqu’à la tenue du premier tour, le 7 novembre, d’autres manœuvres destinées à chambouler le processus électoral peuvent survenir.

A répéter encore et encore, la présidentielle est la bête noire de ce régime et tous les moyens sont bons pour donner le change. Mais, pour l’heure, toute tentative en la matière a fait chou blanc. En fait, hier, la Haute cour constitutionnelle a mis les points sur les i, en soulignant sans détour que, comme la requête déposée par Tabera Randriamanantsoa relève d’un litige électoral, dans ce cas, il appartient aux juges constitutionnels de trancher. En d’autres termes, le Conseil d’Etat n’est pas l’entité requise et compétente à décider à la place de la HCC pour révoquer la convocation des électeurs. Insister dans ce sens est peine perdue et porte même atteinte au droit constitutionnel.

Voir des candidats qui se désistent et se retirent de la course présidentielle au dernier moment est un cas fréquent, mais demander l’annulation pure et simple des élections, après avoir répondu aux critères d’éligibilité, est un cas unique dans le monde, en l’occurrence, dans un pays réellement démocratique. Il ne s’agit point d’une exception qui confirme la règle, surtout que personne n’est dupe pour ne pas comprendre où veut-on en venir.

Comme si être candidat, qui ne pèse même pas lourd dans les urnes, est un droit acquis pour réclamer le report des scrutins.

 

JR.

 

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