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Agriculture: la chenille légionnaire signalée dans les 22 régions

Agriculture: la chenille légionnaire signalée dans les 22 régions

La chenille légionnaire d’automne a été détectée, pour la première fois, au mois de février 2017 à Madagascar. Aujourd’hui, elle couvre la totalité des 22 régions de la Grande île.

Après son signalement à Madagascar en février 2017, la chenille légionnaire a commencé à infester le sud-ouest de la Grande île depuis le mois de novembre dernier. Et selon une communication émanant du ministère en charge de l’ Agriculture, hier, elle couvre aujourd’hui la totalité des 22 régions de Madagascar, touchant notamment les cultures de maïs.

En effet, les techniciens du ministère ont identifié quelques «zones à haut risque» par rapport aux taux d’infestation, à savoir, Anosy, Menabe, Bongolava, Atsimo Andrefana, Amoron’i Mania, Vakinankaratra, Analamanga, Betsiboka, Alaotra Mangoro ainsi que Boeny.

Ce type d’insecte qui s’attaque principalement aux céréales, telles que le maïs et le sorgho, pond sur les plantes et leurs larves dévorent graines et feuilles avec une capacité de destruction, que les experts situent entre 25 et 75%. Aussi, ces lépidoptères peuvent parcourir 100 km en une nuit et leurs larves sont dites résistantes aux pesticides. Et, leur développement est en liaison avec le changement climatique et les échanges commerciaux.

Mesures de lutte et de prévention

En effet, le ministère, par le biais de la Direction de la Protection des végétaux (DPV), a déjà annoncé de nombreuses actions sur terrain, dans le cadre de la prévention et la gestion des risques sanitaires et phytosanitaires inhérents à la production végétale, et ceci, en étroite collaboration avec les producteurs.

A titre d’exemple, les acteurs se concentrent sur la mise en place d’un système de surveillance, soit plus de 280.000 hectares pour les 22 régions. A cela s’ajoute le renforcement des capacités nationales pour les techniciens et les petits producteurs dans les régions prioritaires.

Les contrôles au niveau des frontières seront également renforcés : contrôles stricts des végétaux et des produits végétaux d’importation et d’exportation ; restriction sur les produits sans permis d’importation.

Par ailleurs, les techniciens poursuivent les recherches des méthodes bioécologiques localement adaptées et efficaces contre ces chenilles. Des essais de lutte biologique par des produits phytosanitaires sur les champs sont en cours pour identifier les pesticides les plus adéquats. Un programme de diffusion de méthodes de lutte et de meilleures approches de préparation à la grande saison culturale sera également mis en œuvre.

Arh.

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