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Coopération Sino-Africaine: la Chine met le paquet

Coopération Sino-Africaine: la Chine met le paquet

La Chine met le paquet pour entretenir ses relations avec l’Afrique. Il appartient désormais aux dirigeants du continent de saisir cette main tendue afin de sortir de la pauvreté.

Après avoir octroyé 60 milliards Usd en 2015, la Chine a de nouveau promis la même enveloppe pour stimuler le développement du continent africain, lors de l’ouverture du Focac en Beijing (Chine), hier. Cette somme qui, en principe, devrait être départagée entre les pays du continent, dépend toutefois du dynamisme de chaque leader.

« Avec la Chine, le premier arrivé sera toujours le premier servi. Il faut savoir saisir cette chance sinon, tu resteras toujours en marge car les autres pays peuvent aller très vite », a confié un diplomate qui participe à ce rendez-vous.

A ce titre, en dehors des rencontres officielles, les participants doivent aussi profiter des rencontres bilatérales avec les responsables des sociétés privées. Dans la capitale chinoise, Beijing, avoir des rencontres avec les dirigeants d’entreprises de construction telles que « China Harbour Engineering Company » (CHEC), « China Three Gorges Corporation » (CGCOC) et les institutions de financement comme « China Development Bank » et « Eximbank » est d’ailleurs très recherché.

Madagascar peut faire mieux

Jusqu’ici, en tout cas, la relation entre ce géant de l’Asie et Madagascar est au beau fixe. A titre d’illustration, un accord relatif à l’assistance militaire a été signé entre les deux pays, sous forme de don d’un montant de 15 millions de yuans en 2015. Par ailleurs, la Chine soutient aussi Madagascar quand le pays est frappé par des cataclysmes naturels, à travers notamment le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC).

Le volet infrastructure n’est pas en reste avec, entre autres, la réhabilitation de la « Route des œufs à Mahitsy », la route de la Francophonie reliant Ivato à Tsarasaotra et la liaison du Boulevard de l’Europe au village de la Francophonie. Sans oublier l’extension et l’aménagement de la voie rapide reliant le port de Toamasina et la RN2. A cela s’ajoutent d’autres secteurs de coopération comme l’éducation, le développement numérique, militaire ou encore culturel avec l’institut Confucius.

Pour autant, selon les observateurs, le volume des échanges entre Madagascar et la Chine semble encore relativement moyen par rapport aux autres nations du continent africain. La ruée vers la Chine est d’ailleurs la mode pour le continent africain, ces temps-ci. D’ailleurs, pour le Forum de cette année, seul le Swaziland manque à l’appel car il s’agit de l’unique pays qui ne dispose pas de relations avec la Chine. Pour ce qui est de la présence des chefs d’Etat et de gouvernement, le Focac 2018 affiche une affluence record par rapport aux précédents sommets.

Rakoto

 

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