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Accident mortel: pas de LP pour le chauffeur

Le procès sur l’accident de la route, survenu le 4 août dernier à Mandrimena Andoharanofotsy, s’est tenu hier dans la salle d’audience n°2 du tribunal d’Anosy. Le débat était houleux dans ce procès opposant le conducteur de la voiture impliquée, une Seat Lion, et la famille de Vonjy Ratefinarivo, le scootériste travaillant dans une imprimerie de la capitale ayant succombé sur le coup.

Ce procès a duré plus de deux tours d’horloge. L’avocat de la partie civile a martelé que l’accusé, un jeune gérant d’une entreprise et amateur de run, était fautif dans l’accident. «Il roulait à près de 180 km/h. Par conséquent, il n’a pas pu s’arrêter qu’après 60 m du point d’impact». Une affirmation que l’accusé a fortement réfutée. Selon lui, c’est la moto sans feu qui est venu percuter l’aile gauche de sa voiture avec une vitesse élevée, bien qu’il ait envoyé des appels de phares.

Dans sa déposition, un témoin qui ne s’est pas présenté à l’audience a indiqué que, la nuit de l’accident, il était au volant de sa voiture. D’après sa déclaration, il roulait devant la Seat et le scooter aurait roulé vite et maladroitement, presque sur son couloir. Le deux-roues aurait failli télescoper sa voiture mais c’est la voiture se trouvant derrière lui, c’est-à-dire la Seat Lion, qu’il a finalement percutée. Pour l’avocat du plaignant, ces raisonnements ne tiennent pas la route.

 «Ce témoignage est contestable. Un scooter qui roule maladroitement perd de vitesse et de puissance. Si la voiture n’était pas en excès de vitesse, les dégâts n’auraient pas été aussi violents», a-t-il insisté. Par le biais de leur avocat, les plaignants ont demandé 88 millions d’ariary, à titre de dommage et intérêt. Une affaire complexe, selon les explications, du fait qu’aucun témoin oculaire ne s’est prononcé avoir assisté à l’accident.

Après ce long débat, le représentant du ministère public s’est opposé à la demande de libération de l’accusé. Le président prononcera son verdict le 11 septembre.

 

ATs.

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