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Chroniques: Étouffement des villes

Seuls les lieux de culte correspondent à l’essor du nombre de pratiquants pour accueillir les fidèles à participer aux cérémonies, et encore… ! Nombreuses nouvelles associations religieuses (sectes ainsi qu’on les qualifie) s’organisent par des baux (du genre commercial) à se satisfaire de «squatter» des bâtiments existants en fonction de leurs capacités financières, parvenant parfois à faire du définitif qui dure ce qui à l’origine semblait n’être qu’occupation provisoire, transformant ainsi des salles destinées à des loisirs en théâtres voués à des prières. Il en va pareillement des lieux d’enseignement, d’anciennes constructions d’habitation transformées cahin-caha en écoles. Le problème se pose autrement en ce qui concerne les établissement de santé, si ils n’affichent pas complet, c’est tout simplement parce que les petites gens (la majorité des habitants) ne s’y bousculent pas, non parce qu’elles bénéficient d’une bonne santé requérant rarement des soins, mais parce que leurs revenus ne leur permettent pas l’accès à des soins médicaux aussi onéreux qu’il se pratique. Le désordre des lieux affectés aux marchés témoigne sans doute le mieux de la désorganisation de l’administration municipale, administration dépassée de tous côtés par une croissance galopante de la population urbaine. Pas étonnant si à l’arrière plan et en sous-terrain les problèmes de voirie (en surface les ordures, en sous-sol les canaux d’évacuation…) rien ne fonctionne plus aux normes requises. Étonnant que les gouvernants du pouvoir central et les édiles municipaux persévèrent à utiliser avec de petits bras les mêmes solutions sans l’idée de faire appel à la réflexion ou à l’imagination.

Un constat s’impose, la ville (la capitale comme les autres centres urbains) étouffe et de plus en plus on y étouffe non seulement à cause de la pollution que l’on y respire mais par l’exiguïté de l’esprit et de la matière, à commencer par les voies de circulation, en passant par les espaces de verdure, jusqu’aux lieux destinés aux loisirs. De moins en moins il fait bon y vivre, bizarre même que cette manière d’exprimer ainsi cette idée.

Pourtant le propre des responsabilités des gouvernants consiste au contraire à inverser le sens du mal-vivre de la population. Ne témoignant pas d’une pareille réussite, la situation actuelle fait aux électeurs une obligation d’exiger des élus le devoir de changer et de comportement et de méthode avec en objectif de recréer les conditions d’un mieux-vivre dans le pays en ville comme à la campagne, ce n’est pas en bricolant qu’ils  y parviendront.

 

Léo Raz

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