Flash
Préc Suiv

Réseau hydro agricole: deux barrages réhabilités à Mahavelona

Réhabilitation du réseau hydro agricole. La restauration du barrage de Mamoambo et d’Ambatotsaraorina (Commune rurale de Mahavelona, district d’Ankazobe, région Analamanga) permettra de doubler les surfaces irriguées à Ankazobe, d’après les annonces faites par le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, lors de la réception des travaux, en fin de semaine.

Les barrages hydro agricole dans la commune de Mahavelona ont été endommagés ou complètement détruits, lors du passage d’un cyclone. Une situation qui a eu d’importants impacts sur les activités et la condition de vie des ménages dans la localité. La production rizicole ne permettait plus qu’à couvrir deux mois de consommation des agriculteurs, générant plus de dépense pour chaque ménage. 70% des agriculteurs dans la commune sont ainsi contraints d’acheter du riz.

La réhabilitation de ces deux infrastructures a été précédée d’une étude menée par les techniciens du ministère de l’Agriculture et de l’élevage. Aujourd’hui, les barrages irriguent  130 ha des périmètres de Mamoambo et  d’Ambatotsaraorina contre 70 ha auparavant.

Très prochainement, «La commune connaîtra une production rizicole  allant au-delà de ses besoins en consommation car, à part la réfection des deux barrages, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage assurera l’encadrement technique afin d’augmenter le rendement à travers le Projet d’amélioration de la productivité rizicole (Papriz)», a-t-on indiqué auprès du ministère de tutelle.

La maîtrise de l’eau reste un problème

En effet, le potentiel de terres irriguées au niveau national est non négligeable, concernant la riziculture, la première culture du pays, pratiquée par plus de deux millions d’exploitants agricoles et dont la superficie cultivée représente près d’1,2 million d’hectares, 78,7% de cette surface sont de type irrigué, d’après les chiffres du Plan d’action au développement rural (PADR). Seulement, du fait des conditions naturelles et de l’insuffisance d’entretien des infrastructures d’irrigation, la maîtrise de l’eau reste un problème.

Par ailleurs, force est de constater que les réseaux hydro-agricoles se sont détériorés ces dernières années et la plupart sont vétustes. Le cycle des investissements n’a pas suivi le cycle de vie des infrastructures qui est de 20 ans. Selon les estimations de la Direction du génie rural, la construction d’un barrage hydro-agricole coûte entre 500 et 1.500 dollars par hectare. Mais à défaut d’un tel financement, l’aménagement des petits périmètres irrigués s’avère plus que nécessaire, étant donné les 3.000 km de rivières et de fleuves exploitables dans le pays.

Riana R.

Les commentaires sont fermées.