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HVM-manigances de coulisses: la peur panique des élections

HVM-manigances de coulisses: la peur panique des élections

Dans un peu plus de deux mois, le 7 novembre plus précisément, les Malgaches vont choisir leur président. Aux yeux de la population et de la communauté internationale, il s’agit d’un événement politique majeur et décisif pour Madagascar, ébranlé depuis des années par des différentes crises. Mais plus ce jour décisif approche, plus le régime au pouvoir cherche désespérément des échappatoires pour reporter, voire annuler les élections.

Décidément, le seul moyen pour le régime Rajaonarimampianina de vaincre la peur bleue des élections est de tout faire pour qu’elles ne prennent pas corps le moment convenu. En vérité, les manigances de coulissses dans le dessein de faire capoter au vrai sens du terme le processus électoral ne datent pas d’hier. A rappeler ces tentatives ratées de vouloir modeler les lois électorales à leur guise et d’invoquer les trente-six raisons d’Arlequin pour ne pas aller vers les élections anticipées, et de rester au pouvoir à défaut de démissionner en cas de force majeure.

Malgré leur début de campagne avant l’heure, des mois même avant la fixation de la  date du scrutin, sans parler de la série d’inaugurations sur fond de propagande au frais de l’Etat à l’heure actuelle, le président-candidat et le HVM vivent déjà dans la hantise d’une lourde défaite. Et même acculés au mur des élections, ils continuent encore à tirer des plans sur des comètes et du coup, le régime est en train de brûler ses dernières cartouches.

Clownerie de boycott

Après l’échec du mouvement HFI de Pety Rakotoniaina qui s’est exposé à la risée de tout le monde sur le parvis de l’hôtel de Ville en prônant la refondation de Madagascar avant la tenue des élections, voilà que les 10 candidats recalés à la présidentielle pour des motifs incontestables avancent des excuses non valables et des arguments sans valeur dans le but de renvoyer aux calendes grecques la tenue des élections. Et, ils osent même aller jusqu’à boycotter les scrutins à venir.

Il faut dire les choses poliment, mais de qui se moque-t-on ? La notion d’inclusion dans un cycle électoral implique toujours des critères d’exclusion dans les règles de l’art. A maintes reprises, la Haute cour constitutionnelle a interpellé les candidats à la présidentielle  à se référer aux textes et de bien ficeler leur dossier et de respecter la date butoir du dépôt de candidature. Mais allez voir, ces 10 candidats qui ne pèsent pas lourd dans les urnes avec un simple certificat de résidence comme dossier de référence, aboient alors que la caravane des élections passe et continue sa route jusqu’au 7 novembre.

Deba et consorts

Du report à l’annulation des élections, le régime souffle le chaud et le froid. Récemment, vendredi dernier, des candidats éligibles au nombre de 16, sous l’impulsion de l’amiral Didier Ratsiraka, ont tenu une réunion secrète à Faravohitra. Et l’objectif reste le même, mettre des bâtons dans les roues du processus électoral en vu du «report des élections», d’après le SMS du candidat Tabera Randriamanantsoa qu’il a envoyé à ces candidats manipulés.

Incontestablement, le HVM a une peur panique des élections. Cela tombe sous le sens. Et ne demandez pas pourquoi ? Quand le vin est tiré, il faut boire jusqu’à la lie.

Andry Rabeson

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