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Vente de filles malgaches en chine: un réseau de trafiquants démantelé

Vente de filles malgaches en chine: un réseau de trafiquants démantelé

Cinq ressortissants malgaches ont été interpellés dans le cadre du démantèlement d’un important réseau de trafiquants de filles malgaches, ce début de semaine, à Ampasapito. Ces personnes sont soupçonnées d’être impliquées dans la vente de filles malgaches en Chine.

Il a fallu près d’une quinzaine de jours pour que les éléments du Service central des enquêtes spécialisées Anosy arrivent à bout d’un réseau de trafiquants de filles malgaches. Lundi dernier, vers 8 heures, cinq personnes dont deux femmes ont ainsi été interpellées à Ampasapito.

Tout commence par trois dépositions faites par les parents des filles envoyées en Chine par le réseau. Les victimes, ayant pu entrer en contact avec leurs parents via les réseaux sociaux, ont rapporté qu’elles ne travaillaient pas là-bas, contrairement à ce que la bande de trafiquants leur avait promises. Car en réalité, elles sont vendues pour épouser des personnes invalides ou des vieillards et sont souvent victimes d’agressions. L’idée de s’enfuir leur est venue en tête, selon leur explication, mais étant donné que leurs documents de voyage étaient confisqués par leur acheteur, cela n’était pas possible.

Vendues entre 70 et 160 millions d’ariary

Lors de l’arrestation, une fille a été retrouvée chez le quartier général des trafiquants. Ses papiers étaient encore en cours de préparation. D’après la police, le réseau a déjà réussi à vendre une dizaine de filles malgaches, dont quelques-unes en août 2017. Le dernier envoi date du mois de juillet dernier. Ces filles, dont des mineurs, sont vendues entre 70 et 160 millions d’ariary.

Un large réseau

L’on sait à travers les enquêtes que le réseau agissait depuis bien longtemps. «Chaque membre de la bande dispose d’une responsabilité bien définie, ici, à Madagascar. Il y a ceux qui cherchent les cibles, fournissent les fausses pièces d’identité et réunissent les documents de voyage. Mais en Chine, il y a également les commanditaires, ceux qui sont en charge de l’hébergement des victimes et de la recherche de clients. Ces derniers sont des ressortissants malgaches», a précisé la police.

 

Ando Tsiresy

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