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Entre deux eaux

Entre deux eaux

Mais à quoi jouent ces arbitres censés veiller rigoureusement et sans état d’âme ni complaisance au bon déroulement des scrutins ainsi qu’au respect des lois et des règles d’un cycle électoral ? Ces derniers temps, suite à ses avis irrévocables de circonstance, au lieu d’appliquer au pied de la lettre les dispositions de chaque article de la Constitution, la Haute cour constitutionnelle tire des interprétations jugées subjectives qui mettent au second plan le cadre juridique.

A travers leurs décisions à moitié conformes à la Constitution, selon l’impression de l’opinion publique, les juges constitutionnels nagent entre deux eaux. Malgré les lois et ses sentences en cas d’outrage grave au texte fondamental perpétré par ce régime, des faits allant dans ce sens sont constatés à maintes reprises durant cette 4e République et continuent de plus belle sur le devant de la scène de la précampagne au risque d’atteindre son paroxysme explosif à partir du 8 octobre, le jour du vote, du comptage des voix et avant la proclamation officielle des résultats. La HCC ne semble n’avoir qu’un objectif, trouver un juste milieu dans l’adversité.

Elle siffle la faute après réclamation, mais ne sort jamais la carte rouge à l’encontre du joueur qui a écopé d’un avertissement, alors que la Constitution lui donne  plein pouvoir pour ce faire. Y a pas photo, on a encore beaucoup à apprendre des pays civilisés politiquement…surtout leur art et manière de faire régner la loi,  notamment vis-à-vis des dirigeants qui se croient être intouchables et carrément au-dessus de la loi. A Madagascar, la séparation des pouvoirs est de façade et le vide juridique électoral, à l’origine de ces multiples interprétations sans appel, est un vieux modèle de mainmise politique à entretenir pour le pouvoir en place.

 

Andry Rabeson

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