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Rianando Ludovic: «Le cinéma est un langage»

Rianando Ludovic: «Le cinéma est un langage»

Clap de fin pour le concours de film court, lancé dans le cadre du programme «Fifidianana andraisan’ny olom-pirenena  andraikitra» (Fanoa), qui a vu la participation de 36 jeunes, majoritairement issus des ONG de solidarité et humanitaires. Depuis le week-end dernier, le scénariste et réalisateur, Rianando Ludovic Randriamanantsoa a partagé son savoir-faire à ces cinéastes en devenir. Interview.

*Les Nouvelles : Dans un premier temps, parlez-nous de ce projet.

– Ludovic Rianando : Cette formation constitue un tremplin pour ces jeunes afin qu’ils puissent partager leurs idées par le biais du cinéma. C’est le genre par excellence dans le 7e art, qui nous donne une meilleure faculté de compréhension et de perception d’un sujet à aborder, d’autant que le cinéma suscite l’émotion et la pensée. Nous nous sommes donné pour mission de partager les techniques de base de l’écriture et de la réalisation cinématographiques, en vue d’aboutir à une production véhiculant un message précis et assimilé par la masse populaire.

*Quelle et la nécessité d’une telle formation avant de réaliser un film ?

– On a tendance actuellement à confondre l’écriture cinématographique à celle d’un théâtre radiophonique.  C’est d’ailleurs un stéréotype constaté dans la sphère du «Filma gasy» qui est l’héritage du traditionnel du théâtre radiophonique, notamment dans le dialogue. Ceci étant, il faut savoir que le cinéma, en plus d’être un art à part, est un langage. Il est important d’initier ces apprentis cinéastes à l’art du cinéma dès leurs plus jeunes âges. Ils auront toute une vie à parfaire leurs techniques et leurs outils dans le domaine.

*Quel genre cinématographique avez-vous choisi ?

– Cette formation s’articule autour de la fiction, notamment du mouvement «kino» qui a comme leitmotiv faire bien avec rien, faire mieux avec le peu mais surtout le faire. Nous vivons actuellement dans une époque où le cinéma est de plus en plus démocratisé. Il est tout à fait possible de faire un film avec son smartphone, mais il y a des limites à considérer.

*C’est-à-dire ?

– La durée de réalisation d’un court métrage dépend de l’objectif qu’on veut atteindre. Cette fois, il est justement question d’aboutir à un bon projet dans le plus court délai, à l’issue de ces deux jours et demi de formation. Par contre, l’idéale pour moi est de bénéficier  de deux semaines, dont la première consacrée à la formation et la deuxième au travail.

 

Joachin Michaël

 

 

 

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