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Chronique: saison des migrations

La publication de la liste des candidats qualifiés à prendre part à l’élection présidentielle du 7 Novembre 2018, l’attribution d’un numéro de rang à chacun suite à un tirage au sort, sonnent le vrai départ. Désormais il appartient à chacun de déployer des opérations de séduction auprès du grand public afin de recueillir la sympathie des populations que traduiront les suffrages dans les urnes. Pour ne pas déroger à la règle, les uns et les autres se suspectent réciproquement de nourrir des intentions malhonnêtes ayant comme finalité de fausser les résultats. La réalisation des manœuvres entreprises dans le but de fausser les résultats devient de plus en plus hasardeux avec les moyens technologiques dont disposent les équipes d’un bon nombre de candidats. Le bourrage des urnes que confortent de faux procès-verbaux, manipulations que l’on opère le temps de l’acheminement de ces «matériels» ayant valeur de preuve matérielle entre les bureaux de vote et des centres secondaires et primaires (chef-lieu de commune, chef-lieu de district…) comportent des risques d’être contredits rapidement voire dans la simultanéité de leur publication. Les résultats réels ont des chances de devancer les «matériels du résultat», bon nombre d’écuries dotent leurs miltants sur terrain de téléphone mobile afin que ceux-ci transmettent incidents et produits à leur quartier général respectif. Certes on parle beaucoup de surenchères à la bourse des débauchages et d’achats des représentants des candidats. Pourtant tous les candidats ne peuvent se permettre le luxe de déléguer un représentant au niveau de chaque bureau de vote. Le coût pour couvrir d’un délégué chacun des 25.000 bureaux de vote s’élève à 250. 000.000 ar le défraiement d’un délégué s’évalue dans l’immédiat à 10.000 ar pour le jour de vote. Il semble que les prix commencent à s’envoler, ce qui pourrait favoriser une migration ou pire des trahisons de dernière minute. Tout cela relève pourtant d’un fantasme de candidat, même si chacun se doit d’être prudent il y a quand-même une marge de là à imaginer toute une machinerie pour organiser des détournements de voix à partir d’achats de conscience au niveau de chaque bureau sur tout le territoire. Et pourtant… Un milliard et demi de fmg ne sont que peanuts surtout si c’est pour assurer la gagne au terme d’un parcours au cours duquel on en aurait dépensé des centaines. Le charme de la démocratie réside en cette capacité de permettre à chacun de rêver selon ses moyens et à tous de tenter de brouter là où ils peuvent à condition de respecter les meules du bon foin réservées aux rares privilégiés.

 

Léo Raz

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