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RAJOELINA N°13: «Rien n’arrive par hasard»

RAJOELINA N°13: «Rien n’arrive par hasard»

Tout juste après sa participation au tirage au sort sur l’attribution du numéro des candidats à la présidentielle, samedi dernier, à Nanisana l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina, a rallié les localités de Fandriana et Imady Ambositra.

C’est dans la région Amoron’i Mania, dans les districts de Fandriana et d’Imady que le fondateur de l’Initiative pour l’émergence de Madagascar (IEM) a poursuivi son périple, samedi dernier. Une occasion pour le prétendant à la magistrature suprême de faire part de sa réaction par rapport au tirage au sort auquel il venait de participer dans la capitale. En effet, il portera le nombre 13 sur le bulletin unique.

«Ce n’est pas une coïncidence, c’est écrit (…), car le chiffre 13 correspond à la phrase, tirée de la bible, choisie par l’IEM comme slogan», a réagi Andry Rajoelina. D’après Corinthien 13:13, en effet, «Maintenant ces trois choses subsistent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour». Ces phrases fétiches du fondateur de l’IEM, il l’a en effet utilisé pas seulement aujourd’hui mais depuis la période de la Transition. Fervent catholique, l’ancien homme fort du pays n’a d’ailleurs jamais caché sa foi.

Prêts à relever les défis

C’est ainsi que samedi dernier, alors que la plupart des candidats ont boudé la cérémonie, il s’est déplacé pour tirer au sort le numéro qu’il endossera durant la campagne électorale. «La majorité des candidats ont envoyé des représentants, mais j’ai fait le déplacement pour participer au tirage au sort parce que c’est très important. Pour diriger un pays, il faut savoir faire face aux défis», a soutenu l’ancien président de la Transition.

En tout cas, pour ce qui est de son déplacement, l’ancien président de la Transition a tenu à visiter deux localités stratégiques dans la province de Fianarantsoa. Il s’agissait pour l’ancien homme fort du pays d’écouter les doléances et les attentes de la population locale. «Nous sommes très intéressés par les explications que vous avez apportées à propos de l’IEM. La population de Fandriana est très heureuse de vous rencontrer aujourd’hui, après des années de déception», a par exemple indiqué le représentant des notables.

Toutes les personnalités qui ont pris la parole, ont d’ailleurs reconnu que cinquante-huit ans après l’indépendance, le pays continue de s’appauvrir, l’insécurité gagne du terrain et les jeunes ne trouvent pas d’emploi. Cela impacte sur l’insécurité en brousse comme en ville.

«Je suis ici aujourd’hui pour vous écouter. J’apporterai le développement dans le district de Fandriana dans un laps de temps court», a promis le fondateur de l’IEM, en faisant référence aux matériels qu’il va apporter pour lutter contre l’insécurité dans les localités environnantes. Et lui d’ajouter, «Aide-moi pour que je puisse vous aider. J’ai bien entendu vos doléances. Les Malgaches vivent dans l’obscurité, mais la lumière sera ! C’est d’ailleurs l’explication du logo de l’IEM».

Un patriote à l’écoute

L’ancien numéro un de la Transition de rappeler aussi que ce pays a besoin de vrai  patriote qui va œuvrer dans l’intérêt de la population. «On ne peut pas effacer l’histoire (…). En 2013, j’ai accepté de renoncer à se porter candidat pour éviter des affrontements comme dans ce qui ce passe dans d’autres pays d’Afrique, mais aujourd’hui nous sommes en 2018. Je suis candidat et je porte le numéro 13. Je suis là pour sauver Madagascar», a-t-il indiqué. Et de poursuivre, «Si je suis là aujourd’hui, c’est que j’ai la solution pour développer le pays. Il n’y aura plus de déception (…)».

Dans la localité d’Imady, le prétendant à la magistrature suprême se réjouit en tout cas de l’accueil de la population venue en masse pour le rencontrer. «On nous a dit que le candidat qui vient nous rendre visite, ne sera pas élu et si c’est un président, il sera déchu. Nous n’avons pas peur de cela car nous sommes ici pour faire du bien et non du mal. Je suis content d’être ici et je ne suis pas déçu». Selon lui, en effet, «C’est par amour que nous allons développer ce pays».

Rakoto

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