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L’aprés-démission du PRM: une période à haut risque

L’aprés-démission du PRM: une période à haut risque

Un peu plus de quatre mois. C’est le temps imparti au président du Sénat d’assurer l’intérim à la tête de l’Etat, après la démission du Président de la République. Une période stratégique.

La tête de l’Exécutif sera assurée par le président du Sénat Rivo Rakatovao, après la démission du Chef de l’Etat, Hery Rajaonarimampianina. Candidat à sa propre succession, le locataire d’Iavoloha devra en effet quitter son poste au plus tard le 7 septembre prochain, conformément à la Constitution.

L’article 46 de la Loi fondamentale dispose que  « Le Président de la République en exercice qui se porte candidat à l’élection présidentielle démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel » et que, « Dans ce cas, le Président du Sénat exerce les attributions présidentielles courantes jusqu’à l’investiture du nouveau président ».

Il appartient donc à l’actuel numéro deux de l’Exécutif de prendre le relais après que le Chef de l’Etat a déposé sa démission à la HCC. Toutefois, cette période semble être celle de tous les risques car celui qui assurera l’intérim est un ancien numéro un du parti présidentiel et qui avait démissionné il y a tout juste un mois.

Ce qui ne garantit pas, a priori,  la neutralité de l’administration tant attendue durant la période électorale. Comme le révèle les pratiques du régime HVM qui, ces temps-ci, continue de combiner les déplacements officiels et la précampagne du président-candidat.

Clarification de la part de la HCC

Il aura, toutefois à ses côtés, un Premier ministre de consensus qui a reçu l’aval des forces politiques et de la Communauté internationale pour assurer la neutralité de l’administration. D’ailleurs,  l’article 5 de la décision de la HCC du 25 mai avait indiqué que « Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, exerce ses attributions prévues par la Loi fondamentale et reste en fonction jusqu’à l’investiture du nouveau Président de la République et ne peut être révoqué que par faute grave ou défaillance manifeste constatée par la Cour de céans ».

L’actuel Chef du gouvernement a en effet recommandé aux responsables étatiques de respecter le principe de la neutralité de l’administration et d’organiser des élections dans un environnement apaisé.

En tout cas, le président de la Haute cour constitutionnelle (HCC), Jean-Eric Rakotoarisoa, s’est déjà prononcé à ce propos, lors d’une interview dans un quotidien local. « La démission du président de la République devra être constatée par la HCC, laquelle va désigner le président du Sénat qui assurera l’intérim. La Cour devra clarifier et définir le rôle de cet intérim, en l’absence de jurisprudence qui traite de droit comparé », a-t-il déclaré.

Quoi qu’il en soit, à la lecture du communiqué issu du conseil des ministres de mercredi dernier, le Président de la République a fait savoir  qu’il se conformera  aux textes réglementaires stipulant qu’il devra quitter ses fonctions 60 jours avant le 7 novembre.

Rakoto

 

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