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Neutralite: un principe ignoré par le régime

Neutralite: un principe ignoré par le régime

En dépit d’un avis tranchant de la Haute cour constitutionnelle (HCC), l’obligation de neutralité semble totalement ignorée par le régime. Le président candidat continue de fouler aux pieds les principes d’obligation de neutralité en cette période de précampagne.

A titre d’illustration, hier, le président-candidat a inauguré un bloc opératoire et une salle d’hospitalisation à Befelatanana. Si, a priori, la démarche est légitime pour un président de la République, elle l’est moins pour un candidat qui dispose encore des prérogatives publiques entre ses mains.

Certes, le Chef de l’Etat n’a pas encore démissionné mais il n’en demeure pas moins que l’utilisation, de manière déguisée, des moyens de l’Etat à des fins de précampagne est plus qu’illégitime. Le cas le plus flagrant concerne le programme «Fisandratana 2030», lequel n’est pas un programme de l’Etat. Alors que le président-candidat  continue d’utiliser les moyens de l’Etat pour cette publicité, à travers notamment des campagnes de communication financées par les contribuables  sous couvert d’émissions présidentielles. Ce qui est totalement en violation des textes en vigueur sur l’obligation de neutralité de l’administration et qui peuvent être source de disqualification.

Plus de combinaison d’intérêt

D’autant plus que  la HCC vient de publier, hier, la liste définitive des candidats à la présidentielle du 7 novembre, et le Chef de l’Etat est bel et bien candidat à sa propre succession. Il faut donc signaler que dorénavant,  les déplacements relatifs à son programme doivent être financés par ses deniers personnels ou de son parti et non par l’Etat. Cela devrait être le cas à Fianarantsoa la semaine prochaine où le locataire d’Iavoloha prévoit de s’y rendre. L’avis de la HCC rendu le 11 août dernier avait pourtant déjà indiqué les contours de la neutralité de l’administration.

Pour les fonctionnaires de l’Etat, cela implique notamment l’interdiction formelle d’utiliser les moyens de l’Etat à des fins politiques partisanes. Un ministre issu du parti Tim avait été pourtant aperçu aux côtés d’un candidat lors de l’évènement politique de cette formation samedi dernier. Par ailleurs, le président du Sénat a, lui aussi, assisté à un meeting du comité de soutien à l’actuel président. En principe, le régime ne doit plus utiliser des moyens de l’Etat tels que les voitures administratives, le carburant ou l’argent de l’Etat, ou encore des ressources humaines de l’Etat telles que les gardes du corps, les agents de la présidence. Il en est de même des supports de communication appartenant à l’Etat.

 

Rakoto

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