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Candidature officialisee: le Président-candidat doit démissionner

Candidature officialisee: le Président-candidat doit démissionner

Désormais candidat à sa propre succession, le président de la République doit démissionner.

Afin d’éviter toute confusion relative prérogatives publiques, l’actuel Chef de l’Etat doit désormais démissionner de son poste. En effet, sans réelle surprise, il officialisé hier ce qui a été un secret de polichinelle ces derniers jours, sa candidature à la course présidentielle du 7 novembre.

A ce titre, la démission du Chef de l’Etat est attendue dans les meilleurs délais car il porte désormais l’étiquette de président-candidat et est ainsi tenu de respecter certaines obligations.

Certes, l’article 46 de la Constitution dispose que «Le président de la République en exercice qui se porte candidat à l’élection présidentielle, démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel».

Donc, en attendant le 7 septembre, il  dispose encore de quelques jours pour ce faire. Et pour éviter autant que possible tout amalgame, il a l’obligation de quitter son poste avant cette date. Pour cause, l’article 46 de la Loi fondamentale ajoute clairement, «Il est interdit à toute personnalité exerçant un mandat public ou accomplissant des fonctions au sein des Institutions et candidat à l’élection présidentielle, d’user à des fins de propagande électorale, de moyens ou de prérogatives dont elle dispose du fait de ses fonctions» et que «La violation qui en serait constatée par la Haute Cour constitutionnelle constitue une cause d’invalidation de la candidature ».

Déplacements limités

A la lecture de cette disposition, les tournées régionales au nom du fameux «Fisandrantana 2030» au nom de l’Etat ne devraient plus avoir lieu. Il en est de même pour les ministres HVM. Comme le souligne la HCC, dans son avis du 11 août 2018 relatif à l’interprétation de l’article 39 de la Constitution, «En période électorale (…), le Ministre ne doit pas combiner visites ministérielles sur le terrain et participation à la campagne électorale, cette combinaison constituant un usage détourné des biens publics».

De même, le Chef de l’Etat doit aussi limiter ses déplacements à l’extérieur pour engager le pays dans des nouvelles discussions avec les partenaires techniques et financiers du pays.

En tout cas, la mission de la  Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui remplace provisoirement l’ Autorité nationale de régulation de la communication médiatisée (ANCRM), peut déjà commencer. Une mission ardue car il s’agit avant tout de scruter toute action qui enfreindrait la loi même en cette période pré-électorale.

A titre d’illustration, hier, la cérémonie de présentation de candidature du Chef de l’Etat a été diffusée directement via les réseaux sociaux officiels de la présidence de la République. Un début d’amalgame qui sera scruté de près par les autres candidats.

Rakoto

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