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Corruption basee sur le genre : plusieurs domaines concernés

Corruption basee sur le genre : plusieurs domaines concernés

Bien que l’on soit habitué à la corruption moyennant une certaine somme d’argent, une nouvelle forme de corruption a été dévoilée, hier, à Antaninarenina, par le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

Il s’agit de la corruption basée sur le genre, ou la corruption sexuelle pour être plus directe. Hommes, femmes et même des enfants en sont victimes sauf que personne n’ose réellement dénoncer ce fait. D’ailleurs, «Aucune étude n’a encore été faite pour déterminer l’ampleur et l’envergure de ce type de corruption», explique le Bianco. «Avec la collaboration du Pnud, nous avons fait appel au cabinet Marketing-communication innovating (MCI) pour se charger de l’étude», a indiqué le directeur de

la communication du Bianco, Alain Ratsimbarison. Les résultats de cette enquête permettront par la suite d’élaborer une stratégie pour lutter contre cette forme de corruption. Plusieurs domaines sont touchés par la corruption basée sur le genre, notamment l’éducation, les milieux professionnel, social et même culturel. «Il est vrai qu’il n’est pas évident d’en parler mais nous encourageons les victimes à dénoncer ce fait».

Madagascar a ainsi obtenu un financement du Fonds pour la consolidation de la paix, pour une durée de deux ans depuis septembre 2016. Selon le rapport du MCI, «La perception du public repose sur le fait que la corruption basée sur le genre existe bien à Madagascar. Elle est généralisée dans toutes les sphères de la vie politique, économique et sociale avec ses aspects transversaux, sectoriels et régionaux».

T.N

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