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CENI-Régulation de la communication: une cellule spéciale à la place de l’ANRCM

CENI-Régulation de la communication: une cellule spéciale à la place de l’ANRCM

A défaut d’Autorité nationale de régulation de la communication médiatisée (ANRCM), ce rôle sera assuré par la Ceni. En effet, la régulation devra débuter au lendemain de la publication officielle de la liste des candidats.

L’article 51 de la loi 2016-029 du 14 juillet 2016 portant code de la communication médiatisée stipule que, «Est instituée une autorité administrative indépendante dénommée, «Autorité nationale de régulation de la communication médiatisée» ou ANRCM.

Cet organe sera chargé de réguler l’exercice des activités de communication médiatisée. Cependant à moins d’un mois du début de la campagne électorale, sa mise en place semble remise aux calendes grecques.

Questionné sur ce sujet hier, à Antaninarenina en marge de l’atelier de renforcement des capacités des secrétaires permanents de la Ceni, le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Thierry Rakotonarivo, a indiqué que, «L’ANRCM devra impérativement être mise en place avant le 26 août prochain, étant donné qu’elle devrait être opérationnelle au lendemain de la publication officielle de la liste des candidats».

Alors que jusqu’ici, c’est le silence total. L’article 240 de la loi relative au régime général des élections et des référendums stipule que, «A titre transitoire, la Commission électorale nationale indépendante exerce la plénitude des attributions qui sont conférées à toute autorité de régulation prévue par la présente loi organique, jusqu’à leur mise en place».

Anticipation

Pour sa part, «La Ceni s’y prépare déjà», a affirmé Thierry Rakotonarivo. En effet, des experts internationaux se rendront au pays bientôt pour s’occuper de l’aspect technique et «Au niveau de toutes les directions, une cellule spéciale sera mise en place pour remplacer l’ANRCM». Une disposition prise pour que la Ceni ne soit pas  prise de court au dernier moment.

En effet, «La régulation de la communication, dont les temps de parole et d’antenne, devra débuter dès le 27 août prochain», a souligné le vice-président de l’organe électoral. La Ceni aura ainsi pleine compétence sur les attributions de l’ANRCM, tant au niveau de la surveillance que des sanctions.

Pour rappel, la mise en place de cette autorité de régulation n’a pas fait l’unanimité, particulièrement au sein des médias privés. Ces derniers ont souvent dénoncé leur représentation minoritaire dans la composition de l’organe,  d’une part et les prérogatives trop importantes du ministère de la Communication, d’autre part.

Sur les 11 membres qui devaient composer l’ANRCM, 3 seulement sont issus des organes de la presse privée. Les autres postes se répartissent entre les médias publics, l’ANRCM, l’Ordre des journalistes, le Conseil supérieur de la magistrature, le ministère chargé de la Communication et des télécommunications, celui de la Culture et le ministère des Finances.

Tahina Navalona

En attendant la publication de la liste des candidats, la Ceni procède à une série d’ateliers de renforcement des capacités. Les secrétaires permanents régionaux (SPR) de l’organe électoral se sont ainsi penchés sur le thème de l’éducation civique et électorale depuis hier jusqu’à ce jour à Antaninarenina, avec la collaboration de l’Institut électoral pour une démocratie durable (Eisa). L’atelier de renforcement des capacités a vu la présence des SPR de toutes les régions de l’île.

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