Flash
Préc Suiv

Avertis

Avertis

« Les membres du gouvernement ne peuvent pas participer à la campagne électorale se rapportant à l’élection du président de la République, dont le premier tour de scrutin est prévu pour le 7 novembre 2018 et le second tour, le 19 décembre 2018 ». Voilà une décision qui risque de faire grincer des dents quelque part.

 A priori, il ne s’agit pas d’une nouveauté car les membres de l’Exécutif, à l’instar des autres hauts responsables étatiques, n’ont pas le droit de faire campagne et que, cette fois, ils seront encore surveillés de près.

Pire, lors du dernier remaniement, certains ministres ont réussi à garder leur portefeuille, ou ont été mutés dans d’autre département, parce qu’ils représentent telle ou telle entité ethnique ou localité. D’autant que cela pourrait servir d’ « instrument » durant la campagne électorale. Du coup, ceux qui croyaient pouvoir miser sur leur poste ministériel afin de faire pression au niveau des autorités locales, comme c’était le cas auparavant, devront ronger leur frein. Ils ne peuvent même pas siéger sur le devant de la scène publique.

Et c’est mieux ainsi. Les membres du gouvernement devront désormais prendre un peu plus de recul dans leur fonction respective. Ces derniers temps en effet, des ministres HVM continuent encore d’arborer leur tee-shirt à travers le pays en mélangeant campagne et affaire du gouvernement. Cela ne devrait plus être le cas à l’avenir.

Comme le souligne la HCC, les ministres ne peuvent pas exercer de pressions directes ou indirectes sur les cadres et agents de son ministère ou d’orienter le vote des électeurs. Plus encore,  les ministres ne doivent pas combiner visites ministérielles sur le terrain et participation à la campagne électorale, en vue de prévenir l’usage détourné des biens publics. Les éventuels récalcitrants sont donc avertis.

Rakoto

Les commentaires sont fermées.