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Se tenir à distance

Se tenir à distance

La neutralité rejoint la longue liste des termes familiers et courants du processus électoral, au même titre que la présidentielle apaisée, transparente, crédible dont les résultats sont acceptés par tous. Et en plein régime de consensus et de cohabitation, s’attendre à la neutralité des hommes du HVM à la tête des différentes institutions, des régions, des districts et au sein même du gouvernement, durant la campagne électorale, lors du jour de scrutin, les dépouillements des voix jusqu’à la proclamation officielle des résultats, soulève déjà des méfiances et des inquiétudes.

Organiser une élection dans les règles de l’art ne consiste pas seulement à élaborer une liste électorale sans faille, appeler les citoyens aux urnes…mais également veiller strictement à la neutralité de l’Administration, des forces armées et à l’impartialité des services publics. Sans cela, la présidentielle perdra toute sa crédibilité et les résultats risquent fort d’être rejetés par tous.

Et même si la loi est claire, nette et précise sur le sujet, le Premier ministre, Christian Ntsay, également tenu par cette obligation n’a pas manqué de faire un rappel significatif aux responsables étatiques. Il a même demandé l’avis de la HCC pour mettre les choses au clair une bonne fois pour toute et signifier les concernés.

Pas plus tard qu’avant-hier, les juges constitutionnels ne sont pas allés par quatre chemins pour faire valoir la loi en mettant en évidence que « les Ministres, membres du Gouvernement, ne peuvent pas participer à la campagne électorale se rapportant à l’élection du Président de la République dont le premier tour de scrutin est prévu pour le 7 novembre 2018 et le second tour, le 19 décembre 2018. Par ailleurs, la neutralité de l’Administration en général doit être garantie selon toujours cet Avis de la HCC ». L’obligation de neutralité des responsables étatiques est un principe essentiel du droit électoral.

JR.

 

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