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Chronique: une autosatisfaction discutable au secours d’un bilan indéfendable

 

La concurrence entre les candidats officiellement déclarés ou encore pudiquement mais publiquement suspectés s’annonce rude, de là à ce que ça vire à des combats à couteaux tirés il n’y a pas loin. Défourrées les épées étincellent, à chaque candidat de faire par des gestes circulaires de maniement de l’arme,  la démonstration d’une maîtrise de l’art du combat. Les gesticulations ont commencé, impressionner l’adversaire avec le dessein de le frapper au mental avant même que la cloche n’annonce l’ouverture des engagements dans des corps à corps où tous les coups admis ou interdits compteront. Le spectacle promet de monter en intensité, il en est déjà certains qui commencent à se déshabiller comme pour offrir des scènes

de strip-tease sans prendre en compte le risque d’y laisser chemise et pantalon et de partir à loilpé.

On savait la hardiesse dont font preuve les concepteurs et réalisateurs des « rendez-vous du président », forme adoptée pour permettre au président de communiquer périodiquement avec le public, style lui fournissant l’opportunité de mener propagande avant l’heure. Souvent pourtant la hardiesse de ces gens là avoisine un peu trop la témérité alors que c’est le patron qui à leur place prend toutes les claques en retour. Que de fois les épisodes de ce feuilleton ont eu l’effet de coups d’épée dans l’eau, pire il est arrivé même que le public a eu l’impression qu’il s’agissait de monter en spectacle un seppuku. Ça aurait pu avoir le mérite de susciter une pitié, mais la population plutôt que d’avoir envie de se répandre en pitié, cherche une force en qui reposait confiance sur cette route particulièrement semée de difficultés qui vont en crescendo. De ce point de vue nombreuses sont les personnes qui ressentent comme une injure faite au peuple la dernière édition des « rendez-vous du p… » Qui oserait encore ignorer le mal-vivre de la population, la période critique que traverse la vie politique …? Le dernier rendez-vous prête pourtant à Hery Rajaonarimampianina le rôle de faire de l’autosatisfaction à partir de son bilan et de mettre au défi la réalité des difficultés sociales celle des soubresauts politiques. Peut-être qu’on lui reproche souvent une suffisance et un ego surdimensionné, mais là on se met sincèrement à le plaindre du vide qui l’entoure. Ça n’est peut-être pas le vide à proprement parler, mais ça en donne le sentiment et on penche surtout à le penser plutôt qu’à soupçonner des cabales qu’ourdiraient les têtes creuses qui ne font que bourdonner dans le palais.

Léo Raz

 

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