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Verrouillage au sein de l’ORTM : les employés se rebiffent

Verrouillage au sein de l’ORTM : les employés se rebiffent

Les responsables au sein de l’Office de la Radio et Télévision publiques de Madagascar (ORTM) montent au créneau.  Lors d’une réunion tenue le 7 août dernier, ils ont insisté sur la neutralité des chaînes nationales à la veille des élections.

Les treize hauts responsables au niveau de l’Office de la Radio et Télévision publiques de Madagascar (ORTM) se sont réunis hier à propos des rôles et des responsabilités au niveau des chaînes publiques avant, pendant, et après le processus électoral.

En résumé,  ces responsables ont jugé qu’il serait plus convenable de considérer les candidats aux élections sur un même pied d’égalité, selon leur idéologie respective, dans le but d’organiser des élections libres, transparentes et acceptées par tous.

Sur ce, les responsables auprès de l’ORTM (TVM-RNM-DIT) ont noté qu’ils entendent désormais promouvoir la neutralité et l’égalité des chances pour les candidats aux élections et d’ouvrir les chaîne et station nationales à toutes les idéologies politiques. L’objectif est d’informer objectivement les électeurs sur les scrutins du 7 novembre et du 19 décembre.

Dans cette optique, les responsables au niveau de l’ORTM veulent avant tout relayer dans les éditions du journal les événements politiques liés aux élections, concevoir des émissions spéciales dédiées aux candidats et aux acteurs concernés par le processus électoral. Toujours dans le même registre, les responsables entendent fixer des tarifs spéciaux à percevoir auprès des intervenants, pour l’intérêt du personnel de l’ORTM et pour équiper davantage les chaînes et stations nationales.

Pluralité de l’information

Ces derniers temps, en effet, alors que la campagne électorale n’a même pas encore débuté, des pressions émanant du ministère de tutelle s’exercent déjà sur les responsables de l’ORTM. Les déclarations à propos du dépôt de dossier de candidature à la Haute cour constitutionnelle (HCC) sont d’ailleurs passés inaperçues sur les chaînes nationales par peur de représailles de la part du ministère de la Communication et des relations avec les institutions.

Il faut savoir cependant que la loi n°2016-029 portant code de la communication médiatisée, dispose en son article 5 que, « Le droit à la liberté d’expression est un droit universel, inviolable et inaltérable, garanti par l’article 11 de la Constitution qui s’exerce conformément aux dispositions du Pacte international des droits civils et politiques, aux autres conventions s’y rapportant, adoptées par l’Etat », et qu’il s’agit, « Du droit de rechercher, de recevoir et de communiquer librement des informations et des opinions quel que soit le média utilisé ». Pour ce qui est du service public de radio et de télédiffusion, l’article 157 met en valeur le principe de la pluralité de l’information.

Cet article stipule que, « Font partie du service public de la communication audiovisuelle : les éditeurs et distributeurs de radiodiffusion ou de télédiffusion ayant pour mission commune d’offrir au public dans toutes ses composantes, un ensemble de programmes et de services caractérisés par la diversité et le pluralisme, la qualité et l’aspect d’innovation, le respect des droits humains et des principes démocratiques ».

Au sein de l’ORTM, en tout cas, la situation semble plus claire, il est temps de donner la parole à toutes les obédiences politiques. « En tant que médias publics au sein de la TVM et

de la RNM, nous jouerons un rôle primordial dans l’obligation de relayer les informations répondant aux attentes des électeurs », note un responsable au sein de l’ORTM.

Rakoto

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