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Pris de court par RAJOELINA : les proches du HVM s’attaquent  au PM

Pris de court par RAJOELINA : les proches du HVM s’attaquent  au PM

Affaiblis, les ténors du HVM s’attaquent au Premier Ministre de consensus, nommé par le président de la République. Les motifs avancés  ne tiennent, toutefois, pas la route pour évincer le Chef du gouvernement.

La réussite du show à l’américaine de l’ancien numéro un de la Transition, Andry Rajoelina reste en travers de la gorge de l’entourage du Chef de l’Etat, Hery Rajaonarimampianina. Pris de court par l’évènement et conscient de leur retard en matière de communication, les proches du président tirent à boulets rouges sur le Premier ministre de consensus que le Chef de l’Etat lui-même a nommé.

Ces temps-ci, en effet, les ténors du HVM, par le biais de leur media, ont qualifié de faute grave le fait que le locataire de Mahazoarivo serait intervenu auprès des responsables du «Tafita», sous tutelle du ministère de la Jeunesse et de la culture, pour que l’ancien président de la Transition puisse tenir son meeting au Palais des Sports.

En tout cas, si cette intervention aurait vraiment eu lieu, en tant que garant de la neutralité de l’administration, ce serait logique car au moment où le pays s’apprête à aller aux élections, tout le monde a le droit de s’exprimer dans le respect des règles.

Et, ce qui serait condamnable, c’est de faire pression sur le DG du Tafita ainsi qu’au ministre de la Jeunesse et des sports, sous la bannière du HVM, en passant, pour que l’évènement n’ait pas eu lieu.

Arroseur arrosé

D’ailleurs, le 7 avril dernier, le Président de la République ait pu faire son show de «rodobe fisandratana 2030» au même endroit, alors qu’il ne s’agit nullement d’un programme étatique, comme le «Programme national de développement» (PND) qui a été validé par le parlement et sur la base duquel a été élaborée la lettre de cadrage budgétaire.

S’il faut trouver un motif grave pour «destituer» un responsable étatique, il suffit de regarder de l’autre côté, à Iavoloha, plus précisement son locataire qui  mobilise l’ensemble du personnel de l’Etat  pour faire campagne avant l’heure. Un véritable abus des prérogatives de puissance publique. Que Rajaonarimampianina et sa clique ne viennent pas parler de «neutralité de l’administration» alors qu’ils sont bien les premiers à la fouler aux pieds.

A travers ces attaques, en effet, il apparait  que le HVM  n’arrive pas encore à comprendre que le président de la République a été sanctionné pour avoir violé la Constitution et qu’il ne peut plus prétendre avoir les mêmes pouvoirs totalitaires qu’il avait auparavant.

Le régime HVM ne peut plus dicter l’administration à sa guise, comme c’était le cas lors des élections communales. L’arrivée du Premier ministre à la tête du gouvernement du consensus a changé les choses, ce que le HVM et tous ses sbires n’ont pas compris. Et, il n’y a rien plus ridicule que de faire semblant de crier au scandale en accusant Christian Ntsay de ne pas respecter la neutralité de l’administration.

A vrai dire, aucune faute de grave ne justifie son limogeage. D’ailleurs selon la décision de la HCC le Chef de l’Etat ne peut rien faire sur ce sujet.

Le Premier ministre, en tant que numéro un de l’administration, est là pour garantir l’accès de tous les candidats, déclarés ou pas, à tous les sites appropriés à la tenue des meetings politiques, à la seule condition que l’ordre public soit assuré. Ce sera toujours le cas lorsque d’autres candidats se prononceront dans les jours à venir.

Rakoto

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