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Heurts entre normaliens et EMMOREG: quatre étudiants blessés

Heurts entre normaliens et EMMOREG: quatre étudiants blessés

 

La circulation a été bloquée dans la matinée d’hier, pendant près de deux heures, à Ampefiloha, durant la grève des étudiants de l’Ecole normale supérieure (ENS). Une manifestation qui s’est soldée par des blessures dans le camp des grévistes. Les éléments des forces de l’ordre les ont dispersés à coups de gaz lacrymogène.

Nouvel épisode d’échauffourée à l’ENS. Après une assemblée générale qu’ils ont organisée dans la matinée d’hier, les normaliens ont décidé de sortir de l’enceinte de l’établissement pour faire valoir leurs revendications, tout en brûlant des pneus sur la chaussée, ce qui a conduit au blocage de la circulation pendant environ deux heures. Les éléments de l’Emmoreg sont intervenus en lançant une dizaine de coups de gaz lacrymogène pour les disperser. Constatant la persévérance des grévistes à poursuivre leur mouvement, les forces de l’ordre ont enlevé la banderole où étaient inscrites les revendications des étudiants, amenant ces derniers à riposter pour la récupérer. C’est à ce moment là que le président de l’association pédagogique des étudiants, Dagué Ratianarivo, et trois autres étudiants ont été blessés étant donné que certains éléments des forces de l’ordre n’ont pas hésité à les tabasser. La situation s’est calmée après l’intervention des responsables au sein de l’ENS, qui ont également condamné le geste des forces de l’ordre.

Finalement,  la manifestation d’hier s’est arrêtée. «Sa poursuite ou non dépend de l’issue du dialogue  qui sera entamé demain (ndlr : ce jour), à l’ENS, avec les responsables au sein du ministère de l’Education nationale (Men), le seul département, parmi les concernés par les revendications des normaliens, à avoir manifesté une volonté d’aller vers leur résolution», a souligné Dagué Ratianarivo. A tire de rappel, ces derniers revendiquent notamment le reclassement des étudiants ayant le diplôme de Licence en catégorie 6, comme c’est le cas avant l’entrée en vigueur du système LMD, et ceux décrochant le Master II en catégorie 8, l’adoption d’un projet de Loi relative à la reconnaissance du nouveau diplôme Master II au sein de l’Assemblée nationale et le Sénat ou encore le recrutement direct des diplômés une fois leurs études  finies…

Fahranarison

 

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