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HFI sur la place du 13 Mai: une tentative vouée à l’échec?

HFI sur la place du 13 Mai: une tentative vouée à l’échec?

En l’absence d’autorisation de la part des responsables sécuritaires, des groupuscules d’un mouvement pour la refondation n’ont pas pu réunir qu’une poignée de personnes, hier à Analakely. Les syndicalistes ont également snobé le rendez-vous.

Sans surprise, l’appel au mouvement populaire initié par le «Hetsika ho fanorenana ifotony» (HFI) n’a pas eu l’effet escompté. Les partisans du mouvement n’ont pas eu l’autorisation d’investir le parvis de l’Hôtel de ville et la population de la capitale n’était pas au rendez-vous.

Seulement quelques badauds curieux étaient présents sur place. Les journalistes venus couvrir l’événement ont été d’ailleurs plus nombreux que les manifestants attendus pour venir pour écouter Pety Rakotoniana et consorts. Il est donc clair que cette entité n’a pas la cote auprès de la population.

En tout cas, très tôt, les forces de l’ordre ont scellé l’enceinte du parvis et quadrillé les alentours de la Place du 13 Mai. L’objectif a été d’éviter les débordements en pareille situation. Par la suite, à l’arrivée des leaders du HFI, les négociations ont commencé avec les forces de l’ordre. Et malgré l’insistance des leaders dirigés par Pety Rakotoniaina, de pénétrer sur la Place du 13 mai, ils ont dû se résoudre à rester hors de la clôture du parvis.

Un baroud d’honneur

Et comme toujours, au lieu de militer pour la refondation proprement dite, le HFI s’en est pris à une personnalité particulière, notamment l’ancien président de la Transition. L’ancien maire de Fianarantsoa ne sait peut être pas que le mouvement du 21 avril dernier a été initié par des élus pour le changement, qui se sont opposés  au vote des textes électoraux controversés, auprès de l’Assemblée nationale. L’élue d’Ikalamavony, femme du leader du HFI, a été en première ligne lors de l’adoption de ce texte.

Les partisans de la refondation ont en tout cas promis de remettre le mouvement pour vendredi prochain, sur la même place, en dépit d’une fin de non-recevoir de la part de la Préfecture. «Nous allons déposer une autre demande auprès de la préfecture et nous allons lui donner 48 heures pour émettre son avis. Cependant, nous ne reculerons devant rien. Nous poursuivrons notre lutte», s’est écrié Pety Rakotoniaina devant la clôture du parvis, visiblement délaissé par les grosses pointes du mouvement HFI. Ce leader a fait savoir qu’à part la refondation, le HFI ne veut aucunement des élections et exige le départ du régime actuel.

Absence des syndicalistes

Contrairement aux différentes déclarations émises lors de leurs interventions, les syndicalistes ont été aux abonnés absents hier à Analakely. Aucune pancarte ni banderole symbolisant leur soutien au mouvement n’ont été déployées.

Seuls certains membres de la fédération des détenus politiques comme Riri Be ont été aperçus sur les lieux. Ce dernier a pu parader avec le drapeau national sur le parvis.

En tout cas, malgré cet effet d’annonce, les activités se sont déroulées normalement à Analakely et aux environs. Une situation qui démontre le ras-le-bol des citoyens d’une éventuelle crise au pays. Certainement, la population a envie d’écrire une nouvelle histoire par le biais des élections.

Rakoto

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