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Peur bleue

Peur bleue

C’est confirmé, s’il y a une chose que les ténors du régime actuel a surtout peur,  c’est la sanction des urnes. Et pour cause, elle aura pour conséquence immédiate la transformation subite de leur quotidien.  Demain ou après demain, en effet, les ténors du régime ainsi que leurs proches devront quitter leur zone de confort habituel, ou du moins de ces quatre dernières années. Plus de garde du corps, ni voitures ouvreuses, ni de porte-serviettes, ni tickets carburant, ni indemnités et encore moins d’invitations à des soirées mondaines. Il y a même ceux qui seront obligés de se séparer de leur …maîtresse.  En clair, le retour à la réalité sera dur à avaler pour certains.

Ce n’est pas pour rien que le président congolais Joseph Kabilla a convoqué l’Assemblée nationale et le Sénat en session extraordinaire le 20 juin dernier pour examiner une loi sur «Le statut et la protection d’anciens présidents». Celle-ci pourra être étendue aux corps constitués pour services rendus à la nation. C’est que l’arsenal davantage lié à des fonctions de hauts emplois de l’Etat est tellement immense que personne ne veut abandonner le pouvoir. C’est aussi pour cela que le régime manœuvre en coulisse pour renforcer le mouvement de ceux revendiquant la refondation nationale. C’est simple.

La prochaine présidentielle sera pourtant le premier véritable test au parti HVM de montrer sa capacité à défendre des projets sans parrainage comme en 2013 où c’était l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina, qui avait joué ce rôle. Aujourd’hui,  le parti devra affronter comme un grand ses principaux rivaux politiques, tout en défendant son bilan. Avec un ancien ministre qui vient de quitter leur rang dernièrement, il n’est pourtant pas sûr que cette formation politique, qui fait penser à un colosse aux pieds d’argile, arrivera à s’en remettre. Voilà encore un autre bleu qui hante le parti HVM.

Rakoto

 

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