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Suspicions de corruption: sept députés menacés d’arrestation

Suspicions de corruption: sept députés menacés d’arrestation

Sept députés pourraient faire l’objet d’arrestation d’ici peu suite à la plainte déposée par les parlementaires de l’opposition, relative aux suspicions de corruption lors de l’adoption des textes électoraux.

L’affaire remonte en avril, juste après l’adoption des textes électoraux controversés à l’Assemblée nationale. Les députés de l’opposition avaient alors saisi le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pour dénoncer des pratiques douteuses de corruption à Tsimbazaza. A rappeler que 79 députés ont adopté les textes récemment.

D’après le Bianco, les enquêtes sont en cours et certains parlementaires ont déjà été auditionnés. « Nous avons déjà convoqué une première vague de 16 députés et 7 n’ont pas encore répondu à l’appel », a déclaré le directeur général du Bianco, Jean-Louis Andriamifidy, hier à Antaninarenina, en marge de la signature de convention de partenariat entre le Bianco et la branche laïque de la FJKM (SFL-FJKM).

Jean-Louis Andriamifidy explique que, «Les députés n’ont aucune raison de ne pas se présenter à l’audition s’ils n’ont rien à se reprocher». Le Bianco attend ainsi la réponse des sept députés en question. «Nous pourrons procéder à des arrestations si les concernés persistent à ne pas donner suite à leur convocation», a même souligné l’homme fort du Bianco. D’autres convcations pourraient avoir lieu en fonction de l’évolution de l’affaire.

Pas d’immunité

Concernant la fameuse vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux, montrant des députés dans une chambre en train de distribuer de l’argent dans un carton, le Bianco a indiqué qu’il s’agit d’une vidéo en date de 2016.

«Cependant, que ce soit en 2016 ou en 2018, il s’agit toujours de corruption», a souligné le patron de l’organe. Et, avant de pouvoir transmettre le dossier devant le Pôle anti-corruption (Pac), les enquêtes restent ainsi en cours.

 Et comme le stipulent les nouveaux textes, le Bianco est autorisé à lancer des poursuites contre les hauts responsables étatiques sans demander la levée de l’immunité parlementaire. Dans tous les cas, les activités du Bianco sur la lutte contre la corruption se poursuivent et s’amplifient.

Une convention a été établie entre la SFL-FJKM et le Bianco hier. L’objectif étant de « Mobiliser les citoyens à connaître, à refuser et à combattre la corruption dans une démarche éducationnelle et communicationnelle ».

Sur ce, un plan d’action de deux ans a alors été établi pour mobiliser et renforcer les capacités des membres du SFL en matière de lutte contre la corruption, mais également pour mettre en place un système de veille et d’interpellation et vulgariser l’application du standard de service.

Tahina Navalona

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