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Nous en sommes là

Nous en sommes là

Comment mater une grève qui a tellement pris de l’ampleur et qui inquiète sérieusement les parents des élèves, ces temps-ci ?   C’est la principale question à laquelle les responsables étatiques, notamment au niveau du ministère de l’Education nationale, doivent apporter une réponse dans les meilleurs délais.

Et pour cause,  à force de vouloir minimiser la force de frappe des enseignants, la grève risque de porter un sérieux coup aux parents d’élèves et plus encore à l’éducation nationale en général. A qui profitera une année blanche à travers le maintien de cette grève ? A personne à ce qu’il paraît. Sauf que, jusqu’ici, le bras de  fer perdure sans que l’on puisse savoir comment cela va se terminer dans les jours à venir.

Aux dernières nouvelles, le ministère de l’Éducation nationale a choisi la manière forte en notifiant les directeurs régionaux, les Chefs Cisco et les Chef Zap que les activités pédagogiques doivent reprendre au plus tard aujourd’hui. En même temps, le gouvernement  rappelle que des mesures tendant à l’apaisement ont été déjà prises alors que de leur côté, les enseignants affirment le contraire.

Pendant ce temps aussi, des soi-disant enseignants libres se disent prêts à assurer le service minimum à travers des cours pour les élèves en classe d’examen. A défaut d’avoir trouvé la bonne réponse, l’Etat a ainsi choisi de diviser les enseignants, tout en se gardant de s’afficher derrière l’autre camp.

Nous en sommes donc là aujourd’hui. Tandis que les parents d’élèves triment toute l’année pour pouvoir faire entrer leurs enfants à l’école, les enseignants et l’Etat choisissent de continuer leur bras de fer. Déjà le taux d’analphabétisme reste encore très élevé dans le pays, que d’autres ne font rien pour l’éradiquer.

Avec une année blanche, c’est toute une génération qui en pâtira. Les enseignants sont les parents pauvres de l’administration, mais il ne faut pas en arriver à ce point. Toujours est-il que l’Exécutif gagnerait aussi, en popularité,  en revalorisant leur condition.

Rakoto

 

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