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Faux bond et faux départ

Faux bond et faux départ

Le dilemme est enfin tranché. Les constitutionnalistes ne se sont pas prononcés sur les accusations de campagnes électorales anticipées véhiculées par certaines entités pour discréditer d’éventuels adversaires à la prochaine présidentielle.

L’institution officielle habilitée à trancher sur une telle éventualité a murmuré tout bas ce qu’elle n’aurait jamais osé dire tout haut puisque l’exemple provient d’en haut dans ces tournées apparentées à des propagandes anticipées dans différentes régions. Le Chef de l’Etat, candidat potentiel de son parti, accumule les tournées d’apparat pour promettre des projets ou inaugurer des réalisations sans discerner le public du privé. Des proches du pouvoir accaparent des marchés publics destinés à soigner l’image du régime dans les quartiers populeux , dans le but de s’approprier les votes des bénéficiaires des avantages temporaires générés par les travaux à haute intensité de main-  d’œuvre et autres. Fustiger le camp d’en face pour ses rencontres de sensibilisations de développement avec des circonscriptions relativement enclavées rélève donc d’un illogisme de jugement que les juristes ont savamment esquivé, malgré des pressions certaines.

Les deux poids deux mesures ont été écartés dans cette décision lourde de conséquences pour ne pas détériorer le climat d’apaisement tant recherché. Démocratie oblige d’ailleurs de ne pas museler les uns en laissant les mains libres aux autres. La tentative d’accusation de faux départ n’aurait été alors qu’un faux bond dans un mauvais rêve politique.

Manou

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