Flash
Préc Suiv

Secteur énérgie: le Sefafi fustige les « magouilles » et les « mauvaises pratiques »

Secteur énérgie: le Sefafi fustige les « magouilles » et les « mauvaises pratiques »

Le Sefafi n’a pas mâché ses mots pour dénoncer les irrégularités et le manque de transparence dans la gouvernance du secteur de l’énergie à Madagascar.

Vive critique de l’Observatoire de la vie publique (Sefafi)  sur la gouvernance du secteur de l’énergie à Madagascar. Les décideurs manquent de volonté politique pour relancer réellement ce secteur stratégique, soutient cette organisation de la Société civile. Ajouté à cela, les « mauvaises pratiques » et les « magouilles » constituent toujours un facteur de blocage pour le développement du secteur de l’énergie à Madagascar. D’après le Sefafi, le flou institutionnel et la détention de superpouvoirs par l’administration figurent parmi les facteurs de blocage les plus importants ayant freiné l’électrification du pays.

Dans le Doing Business 2018, Madagascar est classé 184e sur 189 pays concernant le raccordement  à l’électricité.  Et malgré le plan de redressement mis en œuvre par la Jirama pour  faire face à la grande difficulté traversée par cette société d’Etat durant plusieurs années, la compagnie d’eau et d’électricité n’est toujours pas sortie de l’auberge. La subvention allouée à cet établissement public a même été revue à la hausse dans la Loi de finances rectificative (LFR) 2018.

Pour le Sefafi, l’ouverture aux ressources renouvelables est une piste judicieuse afin de mettre fin au fardeau des centrales thermiques, seulement le texte qui aborde ce sujet, dans le nouveau code de l’électricité promulgué en avril 2018, manque beaucoup de précisions sur les contrats de concession avec les futurs fournisseurs d’énergie. « Il manque des indications claires quant aux incitations fiscales et douanières dont pourrait bénéficier ce type d’opérateur », a mentionné cette plateforme de la Société civile dans un communiqué publié hier.

Manque de transparence

Dans la même foulée, le Sefafi déplore le manque de transparence sur les différents projets de centrales thermiques et solaires qui ont vu le jour ces derniers mois. « La Nouvelle politique de l’énergie (NPE) recommande par exemple le recours aux sources d’énergie renouvelables alors que dans la pratique, les centrales thermiques sont installées à la pelle pour 20 ans. Certaines centrales solaires sont montées à la hâte, sans appel d’offres, pour satisfaire les besoins présidentiels d’inauguration de zava-bita, particulièrement en cette saison électorale », selon le  Sefafi. Ce dernier n’a pas manqué de rappeler ces promesses illusoires d’un certain candidat à la présidentielle de résoudre le problème de délestage en trois mois, alors que les problèmes de la Jirama remontent à des années, voire des décennies de mauvais calculs financiers, de détournements et de négligences.

Rakoto

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique