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Ministère et enseignants grévistes: le bras de fer se durcit

Ministère et enseignants grévistes: le bras de fer se durcit

Les enseignants grévistes recommencent à user de la violence durant leurs manifestations. Aussi bien dans les régions que dans la capitale, ils ont cloué les portes de quelques établissements scolaires et les bureaux  au sein du ministère de l’Education nationale (Men), hier. Un fait que le ministère ne compte pas valider. Du coup, la situation risque de s’envenimer.

Les grévistes dépassent les bornes et le ministère en a ras-le-bol. Les manières dont ils ont mené leur mouvement de grève n’étaient pas conformes à leur statut d’enseignants, étant donné qu’ils ont recommencé à user de la force pour déstabiliser le déroulement des cours dans des établissements, tout en forçant leurs collègues, non partisans de la grève, à rejoindre leur mouvement. Ils sont même allés jusqu’à clouer des portes d’écoles, comme c’était le cas dans la Circonscription scolaire (Cisco) de Moramanga. Le même scénario s’est également produit, hier, au siège du Men à Anosy, où les grévistes se sont introduits de force et ont scellé de clous les portes de trois bureaux.

D’après la déclaration du ministre Horace Gatien, hier, en marge de la cérémonie de signature de convention de partenariat avec l’ambassade de France, portant sur l’amélioration de l’enseignement de la langue française, qui s’est tenue à Anosy, « Le ministère de tutelle ne compte pas rester les bras croisés face à un tel débordement et prendra des mesures strictes ». Des mesures dont les tenants et les aboutissants n’ont pas été détaillés par le numéro un du Men, qui ne s’apprête pas à accepter une quelconque déstabilisation, surtout à l’encontre des autres enseignants qui ont fait montre d’une grande conscience professionnelle, en poursuivant leur travail. De plus, l’Etat a déjà fait preuve de bonne volonté en engageant un budget additionnel de 150 milliards d’ariary jusqu’en 2020, pour satisfaire certains points entrant dans le cadre de la requête des enseignants.

…au delà d’une revendication syndicale…

D’après le ministre de tutelle, « Le mouvement des enseignants a pris depuis quelques jours une allure politique tout en allant au-delà d’une revendication syndicale. Le fait de constater l’usage d’instruments de locomotion et de sonorisation appartenant à des politiciens par les grévistes, présents tous les jours à Anosy,  en dit long sur ce sujet…». De leur coté, les enseignants maintiennent la pression en continuant leur grève. Conformément aux dires de son président, Séraphin Razafindratandra, le syndicat des enseignants d’Education physique et sportives (EPS) a réitéré son intention de ne pas encadrer, jusqu’à nouvel ordre, les épreuves d’EPS pour les examens officiels, malgré la rencontre de ses représentants avec le ministre du Men.

Fahranarison

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