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Développement du commerce électronique: Madagascar accuse un important retard

Développement du commerce électronique: Madagascar accuse un important retard

Après la mise en place d’une loi régissant le commerce électronique (e-commerce) à Madagascar, de nombreux défis attendent encore la Grande île pour le développement de ce secteur. Un atelier d’échange à ce sujet se tient actuellement à la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA) jusqu’au 13 juillet.

Madagascar est encore à la traîne dans le développement du commerce électronique. La Grande île se trouve parmi les 20 pays les plus en retard dans ce secteur sur le continent africain, d’après la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Cet organisme des Nations unies accompagne aujourd’hui Madagascar pour l’élaboration d’une feuille de route sur le déploiement du commerce électronique dans le pays, comme il l’a déjà fait dans six autres pays d’Afrique.

Malgré la mise en place d’un cadre règlementaire régissant le commerce électronique à Madagascar, ce secteur n’est pas encore développé dans le pays. La situation n’est pas encore tout à fait définie. Et même les données statistiques concernant ce secteur n’existent pas encore dans la Grande île.

« Un sondage effectué par un opérateur dans ce secteur a permis d’estimer qu’environ 20% des entreprises à Madagascar utilisent le commerce électronique dans leurs activités », a fait savoir Gil Razafintsalama, responsable au niveau de la CCIA.

Par ailleurs, l’évaluation effectuée par la Cnuced à Madagascar aboutira à définir la situation de la Grande île sur le développement du commerce électronique. Cela permet également de renforcer la visibilité du pays au niveau international.

Cibler les priorités

A ce propos, Paul Baker, responsable au sein de la Cnuced, a fait savoir : « Madagascar a besoin d’une feuille de route bien explicite. Il faut mettre en évidence la séquence dans laquelle on veut changer les choses. Car, à Madagascar, il n’y a pas encore un bon ciblage des priorités dans ce secteur ».

En effet, le pays a franchi un pas dans le développement du secteur à travers la mise en place d’un cadre règlementaire. Mais un long chemin reste à faire pour rendre opérationnel le commerce électronique au pays.

« L’hébergement des données et la sécurité des serveurs restent encore relativement faibles dans le pays. L’insuffisance de la capacité humaine et de l’éducation dans le secteur Ntic fait également partie des facteurs de blocage. Une sensibilisation auprès des entreprises sur les possibilités offertes par le e-commerce est aussi nécessaire »,  a enchaîné Paul Baker.

Parmi les Pays les moins avancés (PMA) comme Madagascar, le Rwanda et le Botswana sont beaucoup plus en avance dans le développement du commerce électronique. « Ces deux pays ont un cadre d’affaires beaucoup plus facile que Madagascar. Ils ont aussi une logistique qui marche mieux. Et ils sont moins isolés du marché mondial », a détaillé le spécialiste de la Cnuced.

Et de conclure que « Madagascar a encore d’énormes efforts à faire dans le commerce des marchandises. La capacité de rattraper les autres pays est toutefois beaucoup plus facile dans le commerce de service, vu les nombreuses opportunités que présente Madagascar dans ce secteur ».

Riana R.

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