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Faire la part des choses

Faire la part des choses

Bref, Les élus de l’opposition, du moins ceux qui sont restés sur le parvis de l’hôtel de ville, ont décidé d’arrêter leur mouvement. Certains diront que c’est une initiative louable, tandis que d’autres y voient un signe d’essoufflement. Un peu plus de deux mois après le lancement de contestation, il était en effet temps de prendre un peu de recul. Car, de l’eau a coulé sous les ponts depuis que le régime a décidé de choisir la manière forte le 21 avril dernier.

La Haute cour constitutionnelle s’est prononcée sur la déchéance du Chef de l’Etat, un gouvernement de consensus est en place et la date des élections est enfin connue. Certes, par rapport aux revendications initiales, tout n’est pas rose mais il y a eu quand même des avancées.

Depuis quelques temps, en effet, les descentes dans les régions ne sont plus soumises à des multiples restrictions comme auparavant et que la liberté de réunion est de retour. Tandis que le décret de convocation des électeurs a été adopté.

Le régime désormais n’a plus d’excuse. A ce titre, les réunions quotidiennes des élus de l’opposition à Analakely, accompagnées par les pressions émanant des partenaires internationaux, ont d’ailleurs servi de pression pour que le régime Rajaonarimampianina se plie à la volonté de la population. Par rapport au mois d’avril, au moment où le pouvoir avait encore toutes les cartes en mains, le contexte politique s’est nettement amélioré.

Quant aux syndicats, qui entendent prendre le relais de la contestation, leur motivation semble légitime. Sauf qu’il faut savoir faire la part des choses et de ne pas prendre en otage l’avenir des enfants. En fait, qu’on le veuille ou non, le gouvernement actuel n’est qu’une « transition » pour préparer les élections. Les autres défis attendront les futurs dirigeants et non l’équipe actuelle.

Rakoto

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