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Trop c’est trop: une Indienne enlevée à Ivandry

Trop  c’est trop:  une Indienne enlevée à Ivandry

Alors que Pirbay, victime d’un rapt à Toamasina il y a un mois, vient tout juste d’être libéré, voilà qu’une dame à la tête de Sodiama Hankoo figure sur la énième liste des victimes de kidnapping au pays. De nouveau, la Communauté des Français d’origine Indienne de Madagascar (CFOIM) dénonce et interpelle l’Etat.

Alors là c’est trop ! Quatre personnes kidnappées en 2016, 14 en 2017, ce phénomène ne connaît aucun répit car depuis le début de l’année, 8 personnes sont déjà tombés entre les mains de ravisseurs. Après avoir pris aux enfants, aux personnes âgées …ils s’attaquent maintenant aux femmes.

Hier, vers 12 heures 30 sur le parking de l’immeuble Assist Ivandry, Sabira Vasram, une Idienne d’une cinquantaine d’année, a été enlevée alors qu’elle venait retrouver sa famille pour déjeuner.

Au moment où elle effectuait une manœuvre, cinq individus munis d’armes de guerre ont fait irruption et ont brisé la vitre de son Audi Q5 avant de l’embarquer dans une Kia Sorento aux vitres fumées. Les agents de sécurité ont tenté de répliquer en fermant tous les portails, mais sous la menace des armes, ils ont laissé filer les malfaiteurs.

Des questions se posent : mais que font les forces de l’ordre? Car à constater la situation, autant dire que les ravisseurs dictent leur loi en toute impunité. Quelles mesures efficaces à prendre dans l’immédiat face à cette situation qui n’est plus inacceptable ?

La CFOIM indignée

«Après les quatre derniers kidnappings qui se sont déroulés en un mois, nous pensions avoir touché le fond. Mais l’enlèvement de Mme Sabira Vasram, femme, épouse et mère, nous bouleverse tous. Les impacts économiques et politiques ne sont plus à réciter. Aujourd’hui, nous faisons appel à la compassion de tout un chacun et à l’engagement affirmé des Autorités et des forces de l’ordre pour éclaircir cette affaire et éradiquer ce fléau qui vient bafouer les plus essentielles des valeurs humaines», a déclaré un membre de la CFOIM.

Jusqu’où ? Un membre du collectif est complémentent choqué par la situation. «Ce n’est pas possible de continuer comme ça. Il ne s’agit pas seulement d’un enfreint à la vie privée ou d’une simple négociation d’argent. Mais c’est un drame psychologique et humain. Ce sont des familles qui sont dévastées, voire détruites. Pourvoyeurs d’emploi et de richesse, certains ont décidé de partir. Nous craignons que ce nouveau record terrible ne donne encore plus l’envie à d’autres de partir et d’aller délocaliser leur activité dans les pays voisins. Alors que Madagascar n’a pas besoin de cela», a indiqué Jean Michel Frachet, directeur exécutif de la CFOIM.

«Nous sommes absolument  indignés de voir que ce grand banditisme en vient s’en prendre à des enfants et maintenant à des femmes. Quelle image donnons-nous au monde actuellement ? Je pensait qu’il n’y a pas deux pays aujourd’hui comme Madagascar, malheureusement, qui soit aussi engagé dans le business du kidnapping», a-t-il conclu.

La CFOIM demande aux autorités malgaches encore et toujours de faire plus pour assurer la sécurité de tous les résidents à Madagascar, quelle que soit sa nationalité, que sa religion, car toutes  les personnes qui vivent à Madagascar ont droit à la protection et à la sécurité. «Est-ce trop demander», s’indigne la CFOIM.

Ando Tsiresy

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