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L’éducation en danger

L’éducation en danger

« Ne cède rien…ce n’est pas la peine de retourner en classe. Continuez jusqu’à ce que vos revendications soient satisfaites », ont laissé entendre à vive voix les marchands ambulants au moment où la marche pacifique de la solidarité syndicale de Madagascar (SSM), composée en majeure partie d’enseignants, est passée du côté d’Antanimena hier.

Suite aux échauffourées d’hier, avec au programme, comme d’habitude des bombes lacrymogènes, la grève des enseignants fonctionnaires défraye actuellement la chronique. A la radio, sur les réseaux sociaux, dans les transports publics…l’éducation et son avenir sont sur toutes les lèvres. L’année blanche est-elle inéluctable ? Car, même au niveau des établissements privés qui n’ont pas été perturbés par des manifestations, ce terme sème maintenant la panique.

En fait, beaucoup d’étudiants en classe d’examen commencent à s’affoler et tentent de se rassurer auprès de leurs parents s’il y a aura vraiment une année blanche. Et il y a de quoi car pas d’examen signifie pas de diplômes et pire, redoublement involontaire. En un mot, une année scolaire de foutue.

Au début, les parents ont gardé encore espoir que l’une des deux parties, au nom de l’intérêt général de l’éducation en tant que droit fondamental, finira par lâcher du lest et que la déclaration récente d’Horace Gatien, ministre de l’Education, relative aux différents acquis et avantages des enseignants fonctionnaires, aurait suffi à calmer la ferveur des grévistes. Mais visiblement, le ministre a pris des vessies pour des lanternes.

Et l’emploi des forces n’a fait qu’attiser la colère des enseignants grévistes, plus que jamais résolus à tenir la dragée haute à Horace Gatien, advienne que pourra. La situation se corse. Maintenir les dates d’examen avec forcing, loin d’un climat d’apaisement, ne fait que jeter davantage de  l’huile sur le feu.

JR.

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