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Affaire Antsakabary: la CNIDH exige la poursuite de l’enquête

Affaire Antsakabary: la CNIDH exige la poursuite de l’enquête

L’affaire Antsakabary est de nouveau sur le tapis.

A travers un communiqué en date d’hier, la présidente de la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH), Mireille Rabenoro, a rappelé les actes de torture dont ont été victimes deux agents de la police nationale, le 18 février dernier, ainsi que les centaines d’habitants de la commune d’Antsakabary, du district de Befandriana nord, de la région Sofia, la semaine suivante. Ainsi, la commission demande instamment au nouveau ministre de la Sécurité publique de signer les ordres de poursuite nécessaires pour que ces crimes ne restent pas impunis.

«Le rapport établi par la CNIDH, sur la base de nombreux témoignages convergents, recueillis dans le cadre d’une mission sur les lieux, a montré des liens indiscutables entre les deux séries d’actes de torture», a souligné la présidente du CNIDH dans le communiqué. De poursuivre que «ce traitement inhumain, cruel et dégradant a soulevé dans tous les milieux une vague d’indignation que les autorités ont apparemment ignorée : un an après, elles se contentent d’affirmer que le dossier est entre les mains de la Justice … Or, à  notre connaissance, aucun ordre de poursuite n’a été signé jusqu’à ce jour, ce qui bloque l’ouverture des poursuites judiciaires».

La CNIDH se dit prête à collaborer avec toutes les entités concernées, «pour se pencher sur l’opportunité et les moyens d’abolir cet obstacle flagrant à l’effectivité de dispositions fondamentales de la Constitution». Dans son article 6, la Constitution prévoit effectivement que la loi est la même pour tous, qu’elle protège, qu’elle oblige ou qu’elle punit, et dans l’article 13, qu’elle assure à tous le droit de se faire rendre justice.

Sera R.

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