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Concours du SLAM: 10 lauréats sur le toit national

Concours du SLAM: 10 lauréats sur le toit national

Le verdict est tombé. 10 jeunes slameurs issus des quatre coins de la Grande île ont été primés, samedi dernier, au jardin d’Andohalo, au terme du concours national de slam, portant sur « La violence à l’encontre des enfants ».

Le concours national de slam a vu naître des artistes et non moins ambassadeurs des droits de l’enfant. 9 jeunes filles et 1 garçon ont respectivement reçu leur trophée, dont on notera tout particulièrement la Cité des Fleurs qui a raflé trois prix. Conscients de l’étendue des différentes formes de violence envers les enfants, l’Unicef  et le ministère de la Population ont lancé conjointement ce concours à l’endroit du jeune public. 108 vidéos d’une durée de une minute maximum ont été évaluées par les membres du jury, dont l’issue a sorti 15 productions qui ont été par la suite soumises au vote du public sur la page facebook de l’évènement. Au final, les 10 vidéos qui ont récolté le plus de «j’aime» ont été primées.

«Il faut savoir que le concours a été lancé dans un contexte particulièrement tendu, qui a prévalu au pays. Ceci étant,  la participation a été forte pour cette édition», a fait savoir Andry Nirina Rasamoelina, un des membres du jury, avant d’enchaîner que «au-delà d’un concours ordinaire, qui récompense seulement les trois premiers participants, le concours de slam a couronné 10 slameurs pour témoigner de cette solidarité au niveau national».

Acquis culturel

Pour changer un peu le décor, Samoëla et Jess Flavy One se sont relayés sur scène.  «Je suis particulièrement heureuse d’apprendre qu’une bonne centaine de jeunes, issus des quatre coins de Madagascar, ont dénoncé l’exposition des enfants à la violence à travers leurs talents et leurs passions. Pour ainsi dire que ce concours a eu un écho au niveau national pour faire entendre la voix de la jeunesse malgache, laquelle a fait part, dans ses textes respectifs, qu’aucune violence à l’encontre des enfants ne peut être justifiée, toute société, quels que soient ses acquis culturel, économique ou social, peut et doit mettre fin à cette situation», s’est réjouie Elke Wisch, représentante de l’Unicef à Madagascar.

Joachin Michaël

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