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Antananarivo: le débrayage quasi généralisé du transport public

Antananarivo: le débrayage quasi généralisé du transport public

Les coopératives du transport urbain ont exécuté, hier, leur arrêt de travail en guise d’avertissement à l’endroit des responsables. Ces derniers restent pour le moment passifs face aux revendications de l’UCTU et surtout, à la galère des usagers.

Prendre la ligne 11. Tôt hier matin, à chaque terminus de la capitale, les passagers commençaient à s’agglutiner, signe que les taxis-be se faisaient attendre. En fait, loin d’un effet d’annonce, l’arrêt de travail des taxis-be, sous l’égide de l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU), a paralysé le transport et perturbé les activités des Tananariviens.

Après des minutes d’attente, comme aucune ombre de taxi-be ne se profilait à l’horizon, beaucoup, n’ayant pas les moyens de prendre le taxi, ont décidé de ménager leur monture et d’effectuer le trajet vers leur lieu de travail à pied.

Du côté des étudiants habitant dans les périphéries, par exemple à Ivato ou à Fenoarivo, rejoindre la ville a été un véritable parcours du combattant. La plupart d’entre eux n’ont le choix que de sécher les cours.

Des taxis-be,cibles de vandalisme

Quelques lignes (194, 192, 166, E) ont quand même opéré mais leurs collègues ne l’entendaient pas de cette oreille et l’ont fait savoir à travers des menaces et même des jets de pierres qui ont fait exploser le pare-brise d’un taxi-be à Ankadikely Ilafy.

Aussi, malgré la bonne volonté de certains transporteurs de poursuivre leur activité, notamment auprès des usagers suburbains, les propriétaires des voitures se voient obligés d’arrêter leur travail, face à cet acte de vandalisme perpétré par leurs pairs.

« Nous avons déjà fait appel aux différents responsables, mardi dernier, pour la protection de nos biens dans l’exercice de notre activité. Pourtant, malgré la présence des forces de l’ordre au niveau de certains arrêts, cela n’a pas porté les résultats attendus », a déploré le président d’une coopérative suburbaine desservant l’Atsimondrano.

Aux dernières nouvelles, les forces de l’ordre ont décidé de déployer au maximum leurs éléments, mais seulement jusqu’à 17h, « Obscurité oblige » selon notre source.

A titre d’avertissement

Les transporteurs au sein de l’UCTU réclament la subvention du carburant pour que le prix à la pompe leur revienne à 2 000 ariary le litre.

« 90% des consommateurs sont tous des transporteurs. Si l’Etat veut vraiment les aider pour le développement du secteur, il devrait penser à cette subvention », a indiqué le président de l’UCTU, Lova Randrianantoandro.

De préciser ensuite que les transporteurs ont observé cet arrêt de travail de 24 h, à titre d’avertissement. « Mais si l’Etat persiste à faire la sourde oreille, nous enclencherons la vitesse supérieure », a averti le président de l’UCTU.

De son côté, le DG de l’ATT est resté injoignable hier. Et de source auprès de l’UCTU, le ministère de tutelle dit

n’avoir de possibilité que l’octroi d’un mois de subvention, payable au mois de juillet prochain.

Une circulation fluide

Force est de constater la fluidité de la circulation dans la capitale et ses périphéries, hier. En effet, de source auprès du président de l’Union des coopératives du transport urbain (UCTU), le nombre de taxis-be circulant actuellement dans la capitale avoisine les 3 500 quotidiennement. Pour les lignes  suburbaines, leur effectif est estimé autour de 2 000.

Les gagnants dans cette situation sont sûrement les quelque 6 000 taxis de la capitale.

Sera R.

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