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Pauvreté à Madagascar: le chef de l’Etat rejette la faute aux politiciens

Pauvreté à Madagascar: le chef de l’Etat rejette la faute aux politiciens

Dernière célébration de la fête de l’indépendance durant son quinquennat hier pour le président de la République Hery Rajaonarimampianina. Une dernière cérémonie marquée par un discours pas tellement rassembleur.

C’est toujours la faute des autres. C’est ce que l’on peut résumer du discours du chef de l’Etat lors de la cette cérémonie d’hier. Une fois de plus, le locataire d’Iavoloha a fait la morale à tout le monde. Il a survolé les 58 années d’indépendance de la Grande île. Une indépendance avec «une liberté qui n’est pas totalement acquise. Non pas à cause d’une guerre contre une puissance extérieure mais plutôt une guerre interne, entre nous», selon ses dires.

Durant plus d’une quinzaine de minutes, il a brossé un bilan général de la situation politique, économique et sociale de Madagascar. Avec cet art de rejeter toujours la faute sur les autres, le chef de l’Etat a annoncé que la nation malgache n’a pas fait de progrès durant ses 58 ans d’indépendance suite aux crises récurrentes. Certains ministres du gouvernement de consensus ont eu droit à une gifle en bonne et due forme car le président a attribué cet échec à ses prédécesseurs et les politiciens. «C’est une nation affaiblie que j’ai pris en main en 2014», a-t-il soutenu.

«Il y a bien une guerre à Madagascar, une guerre sourde, une guerre voilée, une guerre qui ne dit pas son nom, qui avance sournoise et masquée et qui se mène contre le peuple», a-t-il déclaré, «On ne peut accepter de profiter de la pauvreté et de la détresse du peuple pour le soudoyer, voire l’ intimider, et le jeter dans la rue en espérant en faire des martyres pour une ambition politique».

Fustigeant toujours ses adversaires, Hery Rajaonarimampianina de poursuivre que, «Les cinq ans qui viennent de s’écouler sous ma direction ont été des années de travail sans relâche pour sortir le pays des griffes de la pauvreté et des profiteurs».

Une autre atteinte à la liberté d’expression

Téléphone portable interdit sauf pour les communicateurs proches du régime. Interview non autorisée lors de la cérémonie pour les journalistes, le contact direct avec les invités limité. Autant de mesures ont été prises lors du banquet offert par le président de la République Hery Rajaonarimampianina et son épouse, lors de la célébration du 58e anniversaire de l’indépendance au palais d’Etat d’Iavoloha hier.

Approcher les personnalités politiques a été une rude affaire pour les journalistes qui ont dû quitter la salle de réception.

Ces dispositions ont dérangé les journalistes présents sur place qui se sont vus refuser l’exclusivité d’une interview. Les raisons de cette organisation ont-elles un lien avec le discours du chef de l’Etat qui a longuement souligné et persisté sur les impacts de l’utilisation actuel des réseaux sociaux ? D’ailleurs, le chef d’Etat a lancé  un appel à la communauté internationale dans la lutte que son régime entreprend contre le terrorisme, les trafics et la cybercriminalité.

Rakoto

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