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Feuille blanche

Feuille blanche

Le zéro redoublement des élèves en classe d’examen, notamment au sein des établissements  publics pour le compte de cette année scolaire, relève maintenant de l’utopie…et encore, si les épreuves auront lieu aux dates officielles. Pour l’heure, le syndicat des enseignants jusqu’au-boutistes maintient la pression et a même déjà réclamé un deuxième report des échéances des sessions d’examen. En fait, cela fait déjà presque deux mois que les établissements publics ont plongé dans un silence de cathédrale.

Le vent de changement est en train de souffler dans le pays. Et pour les enseignants  qui se disent les mal aimés des fonctionnaires, il n’existe aucune occasion pareille, quitte même à sacrifier toute une génération pour faire valoir leur droit, leur statut et de redonner sa lettre de noblesse à leur métier. «On est parfaitement conscient de l’angoisse des parents et des élèves, mais il faut se mettre à notre place pour comprendre les vraies raisons de nos revendications», se défend une enseignante au sein d’un Collège d’enseignement général (CEG) de la capitale.

Reste à savoir si la feuille de route, une sorte d’examen de passage du nouveau ministre de l’Education Horace Gatien,  présentée récemment à Anosy, pourrait suffir à faire changer d’avis les enseignants fonctionnaires afin qu’ils rejoignent enfin les bancs de l’école et de rattraper le temps perdu.  Et sur ce point, les parents d’élèves, y compris ceux des écoles privées croisent les doigts car dans le cas contraire, leur pire crainte d’une année blanche pourrait se produire. Une énorme perte économique pour les parents et une véritable perturbation psychologique pour les élèves.

Du coté des établissements privés, ni le report des dates des examens ni l’année blanche ne sont pas envisageables. Et même l’idée de concevoir les sujets d’examen à partir des derniers programmes effectués par les établissements publics est inacceptable. Cette semaine sera décisive.

Andry R

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