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Dans un souci d’apaisement

Dans un souci d’apaisement

Sans conteste,  les Malgaches vont se rendre aux urnes cette année pour élire leur président de la République. L’article 8 de la décision de la Haute cour constitutionnelle du 25 mai dernier a été bien clair là-dessus, «le Gouvernement de consensus mis en place arrête avec la Ceni, l’organisation d’une élection anticipée durant la saison sèche au cours de cette année 2018,  mais sous réserve des possibilités techniques, matérielles et financières réelles assurant la tenue d’élections libres, honnêtes et transparentes».

Reste juste à définir les dates et le parfum électoral flotte dans l’air. Car techniquement, la Ceni est déjà fin prête et a même déjà proposé trois options de calendrier électoral pour cette année. Et dont l’une d’elles durant la saison sèche coïncide avec la décision prise par les  juges constitutionnels.

D’ailleurs, récemment, la Ceni a davantage manifesté son engagement en proposant le premier tour présidentiel entre fin octobre et début novembre. D’un côté, devant l’impatience de la population à vouloir tourner la page de ce régime, attendre 4 mois, au début de la saison des pluies avant d’aller voter, paraît un peu long.

De l’autre, face à la conjoncture actuelle, notamment les manifestations syndicales au sein d’autres ministères à ne pas ignorer, c’est largement suffisant pour instaurer un apaisement pré-électoral dans le pays. Les élections pour cette année sont maintenant une nécessité absolue pour Madagascar, mais elles ne font pas bon ménage avec toutes formes de tension, à l’image des revendications sociales.

Le compte à rebours de la présidentielle n’est pas encore enclenché, mais à cette allure, sauf à mettre des bâtons dans les roues du HVM, de plus en plus en mal de confiance en la matière, on sera bientôt fixé. Visiblement, à part le HVM et ses partisans qui font le contraire de ce qu’ils disent, tout le monde aspire à aller aux urnes cette année.

JR.

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