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Mortalité des femmes enceintes : le taux stagne autour de 300/100 000

« Le taux de mortalité des femmes, liée à la grossesse et à l’accouchement à Madagascar, stagne autour de 300/100.000, voire un peu plus, dans certaines contrées », a fait savoir, hier, le Dr Jean Claude Rakotomalala, président de la « Coalition malgache pour le renforcement du système de santé » ou Comaress, une plateforme des Organisations de la Société civile (OSC) intervenant dans le cadre du Renforcement du système de santé (RSS) et de vaccination à Madagascar. Cela,

en marge de la tenue de l’Assemblée générale de cette plateforme, au Notre Dame du Cénacle Amparibe.

L’éloignement des Centres de santé de base (CSB), notamment dans les régions enclavées, reste toujours la principale cause de ce taux. En effet, de par leur situation précaire, les habitants peinent à trouver de l’argent pour rejoindre ces centres. D’ailleurs, les déplacements sont de surcroît difficile à cause du mauvais état des routes. « A cause de cette situation, la plupart  des femmes de ces régions ne suivent aucune consultation prénatale, et préfèrent être assistées par des matrones à leur accouchement. Elles n’arrivent que trop tard dans les CSB, en cas de complication », a indiqué le président de la Comaress.

S’ouvrir vers d’autres thématiques

A ses débuts, en 2014, la Comaress s’est impliquée uniquement dans la réalisation du programme de vaccination à Madagascar. « Elle s’ouvre actuellement  vers d’autres thématiques, comme la santé de reproduction et celle de la mère et des enfants », a indiqué le docteur Jena Claude Rakotomalala. La plateforme collabore ainsi étroitement avec le ministère de la Santé publique, pour la poursuite de ses objectifs.

A noter que la particularité de la Comaress est sa mise en place partant de la base, allant du fokontany jusqu’aux régions. Cela, par l’indentification des associations et des ONG œuvrant dans le domaine de la santé.

Sera R.

 

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