Flash
Préc Suiv

Repousser la date des élections : les manœuvres dilatoires se dessinent

Repousser la date des élections  : les manœuvres dilatoires  se dessinent

Repousser coûte que coûte les élections. C’est le nouveau crédo des proches du régime à travers des groupuscules politiques.

Encore une autre manœuvre dilatoire en gestation.

Décidément,  le régime ne semble pas prêt à organiser les élections. Ces temps-ci, les proches du HVM fomentent des manœuvres et des coups tordus pour repousser la date des élections le plus loin possible. A ce propos, des groupuscules politiques en mal d’audience tentent de se faire entendre sans oublier les raisonnements déplacés des personnalités qui ne disposent plus d’envergure sur la scène politique.

C’est le cas notamment d’un certain «Hetsika Fanorenana Ifotony» ou encore le mouvement pour la refondation, une entité sortie de nulle part et qui veut, semble-t-il,  structurer la refondation.

Selon des sources concordantes,  ce groupuscule a rencontré hier, un haut dignitaire du régime à Ankorondrano pour étudier la façon de s’y prendre.  Ce groupe avait déjà fait parler de lui lors d’une rencontre initiée récemment par le Conseil du fampihavanana malagasy (CFM) au Centre de Conférences international (CCI) d’Ivato.

En fait, à l’issue de la concertation, le groupe avait avancé la mise en place d’une Haute autorité pour la refondation et de la réconciliation nationale. Ce qui ne correspond pas du tout au contexte actuel.

Loin d’être fortuite

Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, un fervent défenseur du régime, en la personne de Milavonjy Philobert, député d’Ambovombe Androy a qualifié de «faiseurs de troubles» ceux qui estiment que le gouvernement et la Commission électorale nationale et indépendante (Ceni) sont de mèche.

Et pourtant, en choisissant de mettre le bâton dans les roues des élections, c’est le régime qui multiplie les foyers de tension.

D’ailleurs, la nomination des ministres issus du rang du parti présidentiel dans des postes clés du gouvernement n’est pas fortuite. L’objectif est d’allumer des foyers de tension pour grossir le rang des manifestations et favoriser la montée des tensions. Car au final, cela légitimerait le report des élections.

A ce titre, la nomination des ministres contestés, tels que ceux des Mines et du pétrole ; des Travaux publics, de l’Education nationale ou encore des Postes et  télécommunications ne sont ni plus ni moins qu’une provocation.  L’objectif, semble t-il, est de garder le Chef de l’Etat aussi longtemps que possible à son poste.

Décision de la HCC, à respecter

Les injonctions de la HCC ont été pourtant claires dans sa décision du 25 mai. L’article 8 de cette décision stipule noir sur blanc que, «Le Gouvernement de consensus mis en place arrête avec la CENI, l’organisation d’une élection anticipée durant la saison sèche au cours de cette année 2018 mais sous réserve des possibilités techniques, matérielles et financières réelles assurant des élections libres, honnêtes et transparentes».

Une disposition claire qui ne devrait pas susciter de débat. Il suffit juste que le gouvernement et la Ceni se concertent et trouvent les différents points à peaufiner.

Dans cette optique, ce sont les élections présidentielles qui devraient se tenir en premier mais non pas d’autres scrutins, car c’est le mandat présidentiel qui devait se terminer avant celui des députés.

L’article 11 de la décision de la HCC stipule aussi que, «Les institutions de la République et les organes constitutionnels  exercent pleinement leurs fonctions conformément à la Constitution ; le Président de la République ne peut pas faire application de l’article 60, alinéa premier de la Constitution, jusqu’à la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale».

En d’autres termes, le Chef de l’Etat ne peut nullement dissoudre l’Assemblée nationale.

Rakoto  

 

Les commentaires sont fermées.